Centrafrique: Les pays d'Afrique centrale refusent de reconnaître le nouveau pouvoir

Avec Reuters

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Les pays d'Afrique centrale ont refusé mercredi de reconnaître le chef rebelle Michel Djotodia en tant que nouveau président de la Centrafrique et ils ont en revanche réclamé la mise en place d'une nouvelle instance de transition chargée de conduire le pays à des élections.

Cette décision prise lors d'un sommet des 10 pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) au Tchad contribue à isoler davantage Michel Djotodia, qui s'est autoproclamé président après avoir chassé du pouvoir François Bozizé en prenant Bangui le 24 mars à la tête de milliers de rebelles. «Il nous semble impossible de reconnaître un homme qui s'est autoproclamé», a déclaré le président tchadien Idriss Déby, parvenu au pouvoir par la force en 1990 avant de remporter quatre élections.

François Bozizé s'était lui-même installé à la tête de la Centrafrique en 2003 à la faveur d'un coup d'Etat. L'Union africaine a suspendu la Centrafrique de ses instances à la suite du coup de force des rebelles du Séléka et elle a décrété des sanctions contre Michel Djotodia, dont la prise du pouvoir a été condamnée par les pays occidentaux. Face à ces pressions internationales, Michel Djotodia a formé un gouvernement de transition dirigé par une personnalité civile, Nicolas Tiangaye. Il a promis des élections d'ici trois ans.