Centrafrique: Nouveau gouvernement d'union nationale

avec AFP

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Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a nommé dimanche un nouveau gouvernement d'union nationale composé de membres de la rébellion, d'anciens opposants et de la société civile, selon un décret lu à la radio nationale.
Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a nommé dimanche un nouveau gouvernement d'union nationale composé de membres de la rébellion, d'anciens opposants et de la société civile, selon un décret lu à la radio nationale. — Sia Kambou AFP

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a nommé ce dimanche un gouvernement d'union nationale composé de membres de la rébellion, d'anciens opposants et de membres de la société civile, selon un décret lu à la radio nationale.

Composé de 34 membres, le gouvernement comprend neuf ministres issus de la coalition rebelle Séléka au pouvoir depuis une semaine, huit issus de l'ancienne opposition et un ex-proche du président déchu François Bozizé. Les 16 autres membres sont issus de la société civile et de différentes formations politiques.

Parmi les personnalités du Séléka, se retrouvent aux postes clés: Gontran Djono au Pétrole, Nourendine Adam, chef de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la Paix (CPJP), à la Sécurité, Mohamed Moussa Dhaffane aux Eaux et forêts, ainsi que Christophe Gazam Betty à la Communication. Le président Michel Djotodia assumera également la charge de ministre de la Défense.

Du côté de l'ancienne opposition, le poste de ministre de l'Equipement et porte-parole du gouvernement revient à Crépin Mboli Gonda, les Affaires étrangères à l'ancien ambassadeur de Centrafrique aux Nations unies Charles Armel, et les Postes et télécommunications à l'opposant Henri Pouzère.

Le Premier ministre sortant, lui-même issu de l'opposition, a été reconduit mercredi dans ses fonctions par le nouvel homme fort de la Centrafrique, l'ex-rebelle Michel Djotodia. Il avait promis que toutes les tendances de la vie politique seraient représentées dans son nouveau gouvernement, comme le prévoyait l'accord signé en janvier à Libreville entre pouvoir, opposition et rébellion.