Syrie: Exode de familles d'un quartier clé d'Alep secoué par les combats

avec AFP

— 

Des centaines de familles fuyaient dimanche un quartier clé de la ville d'Alep dans le nord de la Syrie en raison de violents combats entre rebelles et soldats, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Des centaines de familles fuyaient dimanche un quartier clé de la ville d'Alep dans le nord de la Syrie en raison de violents combats entre rebelles et soldats, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). — Bulent Kilic AFP

Des centaines de familles fuyaient ce dimanche un quartier clé de la ville d'Alep dans le nord de la Syrie en raison de violents combats entre rebelles et soldats, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Dans le même temps, régime syrien et militants se sont accusés mutuellement du massacre d'une dizaine de civils, dont plusieurs femmes, dans la ville de Tall Kalakh, près de la frontière avec le Liban.

Ces violences interviennent alors que les catholiques de Syrie, pays à majorité musulmane pris dans une guerre civile sanglante depuis deux ans qui a fait plus de 70.000 morts, célébraient tristement Pâques à Damas mais aussi dans des zones complètement dévastées, selon une journaliste de l'AFP.

Secteurs contrôlés par le régime

A Alep, deuxième ville du pays secouée par les combats entre rebelles et armée depuis neuf mois, les combats faisaient rage pour le troisième jour consécutif à Cheikh Massoud, quartier de la ville à majorité kurde dans le nord de la ville. Au moins 43 personnes ont été tuées depuis vendredi, dont 15 civils dans les bombardements et les combats qui se concentrent dans la partie sunnite non kurde dans l'est du secteur.

L'armée tente d'empêcher à tout prix les rebelles de s'emparer de cette partie stratégique car située sur une colline qui surplombe Alep et qui permettrait aux insurgés de mener des attaques contre les secteurs contrôlés par le régime. Parmi les civils tués figure un imam pro-régime d'une mosquée, assassiné dans la nuit de vendredi par des rebelles qui ont par la suite traîné son corps à terre, d'après l'OSDH.