Les rebelles centrafricains promettent un gouvernement d'union

Avec Reuters

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Les rebelles centrafricains du Séléka qui ont renversé ce week-end le président François Bozizé se sont engagés à nommer un gouvernement de partage du pouvoir pour tenter de désamorcer les critiques de la communauté internationale. Selon les dirigeants d'Afrique centrale, le responsable du Séléka, Michel Djotodia, qui s'est proclamé lundi président de la République centrafricaine (RCA), a sollicité leur aide pour rétablir l'ordre à Bangui au terme d'une deuxième journée de pillages auxquels ses propres hommes ont participé.

Le coup d'Etat issu d'une progression fulgurante des insurgés venus du Nord a été condamné par les Nations unies et l'Union africaine, cette dernière suspendant la participation de la RCA et décrétant des sanctions (interdiction de voyager et gel des avoirs) à l'encontre des responsables du Séléka.

«Période de transition de trois ans»

Toutefois, les Etats-Unis, la France et le Tchad ont fait montre de pragmatisme en invitant les insurgés à respecter les accords de Libreville de janvier prévoyant la formation d'un gouvernement d'union. Le Séléka a précisément justifié son coup de force par le non-respect, à ses yeux, de ces accords par le président François Bozizé. Ces accords stipulaient aussi l'intégration des anciens rebelles au sein de l'armée centrafricaine.

Le Cameroun a confirmé lundi que le chef de l'Etat déchu s'était réfugié sur son sol où il cherche un autre pays comme terre d'asile. «Nous dirigerons le peuple centrafricain durant une période de transition de trois ans, conformément aux accords de Libreville», a affirmé le nouveau chef de l'Etat autoproclamé dans une déclaration enregistrée remise aux journalistes. 

Le Séléka menace d'expulser toutes les forces étrangères présentes en RCA.