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La Grande-Bretagne songe à durcir sa politique d'immigration

La Grande-Bretagne envisage de renforcer son arsenal législatif en matière d'immigration avec notamment l'instauration d'une caution financière à leur entrée sur le territoire britannique pour les visiteurs en provenance de pays «à hauts risques», a déclaré vendredi le vice-Premier ministre, Nick Clegg.  L'objectif de cette mesure, similaire à celle pratiquée en Australie, est de dissuader les étrangers de rester en Grande-Bretagne après l'expiration de leur visa.

Nick Clegg n'a pas désigné les pays dits «à hauts risques» ni précisé le montant de cette caution, qui serait rendue au moment de la sortie du territoire. Selon une source gouvernementale, la somme exigée pourrait être variable avec un minimum de 1.000 livres sterling (1.174 euros). «Il nous faut un système d'immigration avec une tolérance zéro à l'égard des abus», a déclaré Nick Clegg, en évoquant une «crise de confiance dans la population» .

L'immigration est devenue un thème majeur du débat politique en Grande-Bretagne, pas seulement en raison de la volonté du gouvernement formé par les conservateurs et les libéraux démocrates d'attirer des talents étrangers pour soutenir l'économie face à la concurrence des nouvelles puissances comme la Chine ou le Brésil. D'après les sondages, de nombreux Britanniques souhaitent un durcissement de la politique d'immigration et s'inquiètent d'un afflux massif de Roumains et de Bulgares après la levée en 2014 des restrictions à leur liberté de déplacement au sein de l'Union européenne.