Italie: Pier Luigi Bersani va être chargé de former le gouvernement, selon la presse

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Le président italien Giorgio Napolitano devait donner mandat vendredi à une personnalité, vraisemblablement le leader de la gauche Pier Luigi Bersani, pour tenter de former un nouveau gouvernement et sortir de l'impasse politique créée par l'absence de majorité stable au parlement.
Le président italien Giorgio Napolitano devait donner mandat vendredi à une personnalité, vraisemblablement le leader de la gauche Pier Luigi Bersani, pour tenter de former un nouveau gouvernement et sortir de l'impasse politique créée par l'absence de majorité stable au parlement. — Vincenzo Pinto AFP

Le président de la République italienne Giorgio Napolitano devrait charger le leader de la gauche Pier Luigi Bersani de tenter de former un gouvernement qui bénéficie d'une majorité parlementaire stable, pronostique ce vendredi la presse nationale.

Après 48 heures de consultations avec tous les leaders de partis, Giorgio Napolitano a indiqué qu'il dévoilerait sa décision ce vendredi.

Bersani ne devrait pas «recevoir un mandat» mais se voir «confier la tâche»

Selon les medias italiens, il donnera sa chance à  Pier Luigi Bersani, chef de la principale force politique au Parlement, qui a la majorité absolue à la Chambre des députés mais seulement la majorité relative au Sénat, à l'issue des législatives de fin février. «M. Napolitano donnera le mandat à M. Bersani à condition qu'il dispose de chiffres sûrs» sur sa majorité parlementaire, écrit en première page le principal quotidien du pays, le Corriere della Sera, évoquant «le chemin d'un mandat "conditionnel"».

La Stampa, le quotidien modéré du groupe Fiat, explique que Pier Luigi Bersani ne devrait pas «recevoir un mandat» mais se voir «confier la tâche», ce qui est différent, de tenter de former un gouvernement, signe de la méfiance du président sur la capacité du chef de la gauche de trouver les élus nécessaires pour assurer un vote de confiance à son gouvernement.

Giorgio Napolitano doit résoudre la quadrature du cercle car la coalition de gauche de Pier Luigi Bersani peine à trouver des alliés au Sénat.

Berlusconi propose «une grande coalition dans l'intérêt du pays»

Le chef de la gauche s'échine en vain depuis des semaines à obtenir à la chambre haute le soutien du Mouvement 5 Étoiles (M5S), qui a cristallisé le vote contestataire et est arrivé en troisième position derrière la droite berlusconienne.

Son leader, l'ex-humoriste Beppe Grillo, lui a claqué la porte au nez à plusieurs reprises, la dernière fois jeudi lors de sa rencontre avec Girorgio Napolitano auquel il a confirmé que le M5S ne voterait pas la confiance à un gouvernement Bersani.

L'ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, dont la formation de droite est arrivée deuxième aux élections, propose quotidiennement «une grande coalition dans l'intérêt du pays» avec Pier Luigi Bersani, mais ce dernier rejette avec la même régularité, toute idée d'accord avec la droite.