Liban : retrait israélien quasi total

©2006 20 minutes

— 

Selon le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Mark Regev, "personne ne peut concevoir qu'Israël respectera unilatéralement (la résolution 1701 pour un arrêt des combats) si l'autre partie (le Hezbollah) ne la respecte pas".
Selon le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Mark Regev, "personne ne peut concevoir qu'Israël respectera unilatéralement (la résolution 1701 pour un arrêt des combats) si l'autre partie (le Hezbollah) ne la respecte pas". — Gali Tibbon AFP

L'armée israélienne a (presque) totalement quitté le sud du Liban, qu'elle avait envahi le 12 juillet. Quelque 200 soldats, qui occupaient encore dix positions à la frontière israélienne, sont partis sans incident dans la nuit de samedi à dimanche, à la veille de la fête du Grand Pardon. Tsahal tardait à quitter ce territoire, en dépit de la résolution 1701 de l'ONU ayant mis fin aux hostilités le 14 août. Et exigeait au préalable des précisions sur la manière dont l'ONU et l'armée libanaise agiraient si le Hezbollah reprenait les hostilités. Un coup de fil du Premier ministre libanais à la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a permis de dénouer ce début de crise – le Liban envisageait de porter plainte –, Fouad Siniora lui ayant demandé de « faire pression sur Israël » pour qu'il se retire.

C'est désormais chose faite, à l'exception d'un secteur. « La zone de Ghajar, au nord de la Ligne bleue, est encore sous contrôle des forces israéliennes de défense », a annoncé hier la Finul (Force des Nations unies). Elle espère toutefois que le village, situé sur la frontière entre le Liban et la région syrienne du Golan (annexée par Israël en 1981), sera évacué « cette semaine », selon son chef, le général Alain Pellegrini. Reste qu'un porte-parole militaire israélien a indiqué que l'armée « continuera d'opérer dans [ce] secteur tant que les forces de défense d'Israël, la Finul et l'armée libanaise ne seront pas parvenues à un accord sur la sécurité du secteur ».

Faustine Vincent (avec AFP)

L'armée israélienne a évoqué hier la possibilité d'une vaste opération terrestre dans la bande de Gaza pour mettre fin aux tirs de roquettes sur le sud d'Israël.