Les parlementaires italiens élisent les présidents des chambres

Avec Reuters

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La session du nouveau parlement italien s'ouvre ce vendredi matin, près de trois semaines après les élections législatives et sénatoriales des 24 et 25 février, qui ont accouché d'une situation de blocage. La première tâche des 630 députés et des 315 sénateurs sera d'élire les présidents de chaque chambre. Le résultat de ces votes à des postes d'influence pourrait donner une tendance quant aux perspectives de formation d'un gouvernement.

L'élection des présidents débutera à 09h30 GMT à la chambre des députés et à 10 heures GMT au Sénat. La majorité requise est abaissée à chaque scrutin sans résultat. Les élections de février ont accouché d'un parlement bloqué, où la coalition de centre gauche de Pier Luigi Bersani est majoritaire à la chambre des députés mais où aucun bloc ne dispose de la majorité au Sénat. A la chambre haute, le bloc de centre droit devance même celui du centre gauche.

Si le Mouvement 5 étoiles (M5S, anti-élites) de l'ancien humoriste Beppe Grillo, qui a surpris par son score, accepte de passer un accord avec le Parti démocrate (PD, centre gauche) lors de l'élection des présidents des chambres, cela pourrait indiquer qu'un accord sera possible ensuite sur la formation d'un gouvernement. Depuis les élections des 24 et 25 février, le M5S rejette les appels du pied de Bersani à gouverner ensemble. Bien qu'ayant réalisé un score meilleur que prévu lors de ces élections, le centre droit conduit par l'ex-président du Conseil Silvio Berlusconi est marginalisé politiquement car aussi bien Pier Luigi Bersani que Beppe Grillo ont exclu de conclure quelque accord que ce soit avec le «Cavaliere».

Cela pourrait cependant changer si Bersani et Grillo ne s'entendent pas et si le chef de l'Etat Giorgio Napolitano, hostile à de nouvelles élections, cherche à faire en sorte que droite et gauche s'entendent et forment un «governissimo», une grande coalition comparable à celle qui a soutenu le cabinet de techniciens dirigé par le président du Conseil sortant, Mario Monti.