La Tunisie dans l'attente d'un gouvernement

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Le vote de confiance au nouveau gouvernement de l'islamiste Ali Larayedh est attendu ce mercredi alors que le pays doit sortir d'une profonde crise politique et sociale dont la dernière illustration a été l'immolation d'un jeune miséreux à Tunis mardi.
Le vote de confiance au nouveau gouvernement de l'islamiste Ali Larayedh est attendu ce mercredi alors que le pays doit sortir d'une profonde crise politique et sociale dont la dernière illustration a été l'immolation d'un jeune miséreux à Tunis mardi. — Fethi Belaid AFP

Le vote de confiance au nouveau gouvernement de l'islamiste Ali Larayedh est attendu ce mercredi alors que le pays doit sortir d'une profonde crise politique et sociale dont la dernière illustration a été l'immolation d'un jeune miséreux à Tunis mardi.

 

 

 

A la suite de dizaines d'interventions mardi de députés à l'Assemblée nationale constituante, la séance a été ajournée jusqu'à mercredi 8 heures GMT après cinq heures de débats.

Ali Larayedh, du parti islamiste Ennahda, principale force politique du pays, a assuré à la tribune que son gouvernement comptait achever sa mission avant la fin de l'année en mettant un terme à l'impasse politique.

«Ce gouvernement est pour une période courte, de neuf mois environ, car nous sommes déterminés à ce que le gouvernement achève sa mission à la fin 2013 au maximum», a déclaré Ali Larayedh.

Il s'est fixé comme priorités de «réussir l'organisation des élections dans les plus brefs délais», d'«instaurer la sécurité», le pays étant déstabilisé par l'essor d'un islamisme armé et la multiplication des conflits sociaux, et de «continuer de relever l'économie, l'emploi et de lutter contre la hausse des prix».

Après de longues négociations et faute d'avoir trouvé un consensus plus large, Ali Larayedh a reconduit la coalition entre les islamistes et deux partis laïques tout en l'élargissant à des indépendants qui dirigeront notamment les ministères régaliens. Cette équipe devrait obtenir sans mal la confiance des députés.

Le précédent Premier ministre Hamadi Jebali a démissionné après l'assassinat le 6 février de l'opposant Chokri Belaïd, tué par des islamistes radicaux selon la police.