Plusieurs scandales ont jalonné le mandat de Lula

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De l'achat de votes de députés à l'affaire récente du dossier anti-opposition, plusieurs scandales ont défrayé la chronique pendant le mandat de Luiz Inacio Lula da Silva.

AFFAIRE WALDOMIRO : En février de 2004 un enregistrement vidéo montre un conseiller de la présidence de la République, Waldomiro Diniz, en train de négocier un pot-de-vin avec un des chefs de la mafia des jeux pour le financement des campagnes électorales du PT et d'autres partis en 2002.
Le président Lula démet immédiatement ce collaborateur de José Dirceu, ministre et chef du cabinet présidentiel et décide la fermeture des salles de bingo.

"MAFIA DES VAMPIRES" : En mai 2004, la police fédérale procède au démantèlement d'un réseau soupçonné d'avoir détourné 900 millions de dollars des coffres publics en 13 ans par la vente surfacturée de produits dérivés du sang grâce à des appels d'offre truqués.
Lundi, le parquet a procédé à l'inculpation de 33 personnes soupçonnées d'avoir participé à cette "bande organisée", dont Humberto Costa, ex-ministre de la Santé du gouvernement Lula.

SCANDALE DU "MENSALAO" : Ce terme est devenu au Brésil le symbole de la corruption politique. Il désigne une "grosse mensualité".
En juin 2005, le député Roberto Jefferson, dirigeant un parti allié du gouvernement Lula, affirme que le PT payait des "mensualités" à des dizaines de députés en échange de leur appui politique.
Cette affaire provoque la démission de José Dirceu, puis des principaux membres de la direction du PT, dont le président José Genoino.
Le PT reconnaît l'existence d'une caisse noire, mais nie les versements à des parlementaires. Après avoir minimisé l'affaire en disant que la caisse noire est une "pratique systématique" au Brésil, le président Lula présente des "excuses" au peuple brésilien tout en affirmant qu'il a été trahi. Il ne dira jamais par qui.
En avril, le parquet a inculpé 40 personnes - anciens ministres (dont Dirceu), députés, politiciens et dirigeants d'entreprises" pour formation d'une "organisation criminelle sophistiquée".

- AFFAIRE PALOCCI: le 28 mars 2006, Antonio Palocci, ministre des Finances, démissionne. Il est accusé d'avoir ordonné à une banque d'Etat de violer le compte bancaire d'un témoin l'ayant mis en cause devant une Commission parlementaire d'enquête. Palocci était accusé d'avoir mis en place des circuits illégaux de financement du PT en 2001-2002, lorsqu'il était maire de Ribeirao Preto (Etat de Sao Paulo).

- MAFIA DES AMBULANCES : en mai 2006, la Police fédérale démantèle un réseau de ventes surfacturées d'ambulances aux municipalités. Une Commission parlementaire d'enquête conclut en août à l'existence de preuves contre 72 parlementaires de tous bords.

- SCANDALE DU DOSSIER ANTI-OPPOSITION: A quinze jours des élections générales, le 15 septembre 2006, deux personnes liées au PT sont arrêtées en possession de l'équivalent de 800.000 dollars destinés à l'achat d'un prétendu dossier contre les deux principaux porte-drapeaux de l'opposition aux élections générales : Geraldo Alckmin, l'adversaire de Lula à la présidentielle et José Serra, candidat à gouverneur de l'Etat de Sao Paulo.
Le dossier vise à impliquer les des deux hommes dans la mafia des ambulances. Huit personnes liés au PT sont démises de leurs fonctions dans le comité de campagne de Lula, dont Ricardo Berzoini, président du PT et plusieurs proches de Lula, dont un conseiller spécial au palais présidentiel, Freud Godoy.