La Grande-Bretagne à la traîne pour la baisse de la mortalité et des maladies précoces

Avec Reuters

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Le système de santé universel, la hausse des dépenses de santé, le dépistage en matière de cancer, l'immunisation et la législation anti-tabac n'ont pas réussi à éviter à la Grande-Bretagne d'être à la traîne derrière les grands pays en ce qui concerne la baisse de la mortalité et des maladies précoces.

Telle est la conclusion d'une étude menée par des chercheurs de l'université de Washington comparant les performances de santé du Royaume-Uni depuis 1990 avec 14 pays de l'Union européenne plus l'Australie, le Canada, la Norvège et les Etats-Unis. L'étude montre que le déclin britannique en matière de mortalité précoce est «de manière continue et significative» inférieur à la moyenne.

Pour Chris Murray, qui a piloté cette étude universitaire américaine, cette piètre performance de la Grande-Bretagne est due en partie à la hausse spectaculaire des cas de maladie d'Alzheimer et de problèmes d'abus de drogue et d'alcool. Sont également pointés du doigt l'incapacité à traiter des maladies mortelles comme les affections cardiaques, les attaques d'apoplexie et les maladies pulmonaires. «Une action concertée s'impose d'urgence», écrit Chris Murray, dont les conclusions de ses recherches sont publiées dans la revue médicale The Lancet.