Vatican: Les cardinaux poursuivent la préparation du conclave

avec AFP

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Cinq jours après la démission historique du pape, les cardinaux poursuivent mardi leurs discussions sur l'organisation du conclave pour élire le sucesseur de Benoît XVI et sur les grands défis qui attendent l'Eglise.
Cinq jours après la démission historique du pape, les cardinaux poursuivent mardi leurs discussions sur l'organisation du conclave pour élire le sucesseur de Benoît XVI et sur les grands défis qui attendent l'Eglise. — Alberto Pizzoli AFP

Cinq jours après la démission historique du pape, les cardinaux poursuivent ce mardi leurs discussions sur l'organisation du conclave pour élire le sucesseur de Benoît XVI et sur les grands défis qui attendent l'Eglise. Ils ont souhaité lundi des explications franches sur le fonctionnement de l'Eglise, au cours de rencontres au Vatican destinées à repérer les «papabili».

Pour 67 électeurs, c'est leur premier conclave. Le feu vert pourrait être donné rapidement à l'aménagement et à l'installation de la fameuse cheminée par laquelle une fumée blanche indiquera urbi et orbi l'élection du 266ème pape.

Message de gratitude

Pour trouver le pape pasteur, spirituel, garant de la tradition et à poigne, le choix paraît très ouvert et la délibération peut être longue : il n'y a pas de favori unique. Lors de leur première «congrégation», les cardinaux ont prêté serment sur l'Evangile de tenir secret tout ce qui concerne l'élection du pape, et décidé d'adresser au pape émérite Benoît XVI un message pour exprimer «leur gratitude».

Les noms de «papabili» les plus cités sont ceux de l'Italien Angelo Scola, l'Autrichien Christoph Schönborn, le Hongrois Peter Erdö, l'Américain Sean O'Malley, le Québécois Marc Ouellet, le Brésilien Odilo Scherer, le Ghanéen Peter Turkson et le Philippin Luis Antonio Tagle.

Numériquement et psychologiquement, les chances d'un Occidental sont plus fortes qu'un candidat du Sud, qui même talentueux, serait moins connu. Lundi après-midi au Vatican, descendant de voitures avec chauffeur, de taxis, de minibus ou à pied, les princes de l'Eglise, portant ceinture et calotte rouges, se montraient peu diserts. «Priez pour nous», a lancé aux journalistes le cardinal Ouellet.