Venezuela: Nouvelle aggravation de la santé de Chavez

MONDE Depuis le dernier rapport médical, datant de 11 jours, l'évolution l'état de santé du président chilien «n'a pas été favorable»...

avec AFP

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L'état de santé du président vénézuélien Hugo Chavez, hospitalisé depuis presque trois mois pour un cancer, connaît une "aggravation" en raison "d'une nouvelle et grave infection" respiratoire, et sa situation demeure "délicate", a annoncé lundi le gouvernement.
L'état de santé du président vénézuélien Hugo Chavez, hospitalisé depuis presque trois mois pour un cancer, connaît une "aggravation" en raison "d'une nouvelle et grave infection" respiratoire, et sa situation demeure "délicate", a annoncé lundi le gouvernement. — Présidence vénézuélienne

L'état de santé du président vénézuélien Hugo Chavez, hospitalisé depuis presque trois mois pour un cancer, connaît une «aggravation» en raison «d'une nouvelle et grave infection» respiratoire, et sa situation demeure «délicate», a annoncé lundi le gouvernement.

«A ce jour, il y a une aggravation de la fonction respiratoire en relation avec son état d'immuno-dépression, propre à son état clinique», a déclaré le ministre de la Communication Ernesto Villegas en lisant un communiqué diffusé dans tous les médias du pays depuis l'hôpital militaire de Caracas où le président vénézuélien est soigné. «Actuellement, il présente une nouvelle et grave infection», a ajouté le ministre.

Evolution très délicate

Le président vénézuélien, 58 ans, est rentré par surprise à Caracas le 18 février et a été immédiatement admis à l'hôpital militaire de la capitale après avoir été hospitalisé pendant plus de deux mois à La Havane où il a subi en décembre une 4e intervention chirurgicale pour un cancer diagnostiqué en juin 2011 dans la région pelvienne.

Hugo Chavez subit «une chimiothérapie très puissante, entre autres traitements complémentaires», a rappelé le ministre de la Communication. «L'évolution de son état clinique continue d'être très délicate», a-t-il ajouté.

Hugo Chavez, 58 ans et au pouvoir depuis 1999, doit respirer à l'aide d'une canule, après subi une trachéotomie suite à des complications respiratoires survenues à l'issue de sa quatrième opération, le 11 décembre à Cuba. Il a du mal à parler, selon le gouvernement. Depuis le dernier rapport médical, datant de 11 jours, l'évolution de son état de santé «n'a pas été favorable».

Rumeurs sur son état de santé

Le gouvernement affirme toutefois régulièrement que le patient continue de présider aux destinées du pays disposant des plus importantes réserves de pétrole au monde, mais il ne parvient pas à étouffer les rumeurs qui courent sur l'état de santé réel de Hugo Chavez, en l'absence de bulletins médicaux autres que les annonces gouvernementales.

Lundi, Ernesto Villegas a de nouveau accusé «des laboratoires étrangers» et «la droite vénézuélienne» de préparer une guerre pour «provoquer des violences, prétextes à une intervention étrangère».

Le gouvernement «dénonce l'attitude hypocrite de ces ennemis historiques de Hugo Chavez, qui lui ont toujours voué de la haine, l'ont insulté et déprécié et qui aujourd'hui utilisent son état de santé comme excuse pour déstabiliser» le Venezuela, a insisté le communiqué lu par le ministre.

Malgré son retour inopiné de Cuba, annoncé via son compte Twitter, le mystère plane toujours sur l'état véritable de Hugo Chavez, silencieux depuis son départ le 10 décembre vers Cuba et quasiment invisible - seules quelques photos prises dans sa chambre d'hôpital à La Havane ont été dévoilées, mi-février, par les autorités. Alternant messages d'optimisme et bulletins alarmants, le gouvernement a demandé qu'on laisse «tranquille» le président, pendant qu'il subit une nouvelle chimiothérapie.

Prestation de serment repoussée

De son côté, l'opposition a réclamé dimanche «la vérité» sur la santé de Hugo Chavez, qui s'était dit à plusieurs reprises guéri de ce cancer au cours des derniers mois.

Une marche a été organisée à Caracas jusqu'à l'endroit où une cinquantaine de jeunes gens sont enchaînés depuis mardi dernier, pour exiger que le président, réélu pour un nouveau mandat de six ans en octobre mais qui n'a pas été en mesure de prêter serment, apparaisse publiquement ou renonce à ses fonctions.

Sa prestation de serment, prévue le 10 janvier par la Constitution, a été repoussée sine die par le gouvernement, une décision avalisée par le Tribunal suprême de justice (TSJ) mais contestée par l'opposition.

Avant son départ pour La Havane, Hugo Chavez avait, dans un geste sans précédent, désigné comme héritier politique son vice-président Nicolas Maduro, pressant le pays de l'élire à la présidence en cas d'élections anticipées, comme le prévoit la Constitution en cas de défaillance ou démission du président.