Mali: Mort du troisième soldat français

GUERRE Le caporal Cédric Charenton est le troisième militaire tombé aux combats au cours de l'opération Serval...

Alexandre Sulzer

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Le caporal Cédric Charenton, du 1er régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP) de Pamiers (Ariège), décédé samedi 2 mars dans le Nord du Mali.

 
Le caporal Cédric Charenton, du 1er régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP) de Pamiers (Ariège), décédé samedi 2 mars dans le Nord du Mali.   — SIRPA Terre

Un soldat français, issu du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (Ariège) a été tué samedi soir dans le Nord du Mali, a indiqué dimanche l’Elysée. Il a été mortellement blessé dans les combats contre les «terroristes armés» retranchés dans l’Adrar des Ifoghas, a précisé Matignon.

Le caporal Cédric Charenton, 26 ans, était engagé dans l’opération Serval depuis le 25 janvier dernier. C’est samedi vers 18 heures, alors que sa section montait à l’assaut d’une position ennemie au cœur du sanctuaire des terroristes qu’il a été tué par des groupes armés lors d’un violent accrochage. Selon son régiment d'origine, il a été tué d'une balle dans la tête. Selon la même source, l'auteur du tir mortel serait un tireur isolé.

Le caporal Cédric Charenton avait accompli des missions en Nouvelle-Calédonie, en Afghanistan et au Gabon.

Le chef de l’Etat dit exprimer «son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat». Il adresse à sa famille et à ses proches ses condoléances attristées et s’associe pleinement à leur douleur».

Il s’agit du troisième soldat français au Mali depuis le début de l’opération Serval.

Une quinzaine de djihadistes «neutralisés»

Le porte-parole de l'Etat-major a précisé dimanche en fin de matinée que l'accrochage avait lieu à une cinquantaine de kilomètre au sud de Tessalit.

Lors de l'assaut, une quinzaine de djihadistes ont été tués, et des stocks d'armes et de munitions, ainsi que de la nourriture et du matériel ont été retrouvés.

«Les opérations dans le secteur continuent, avec des combats à courte distance», a précisé le porte-parole de l'état-major tout en indiquant qu'il était difficile de détermniner le combattants ennemis encore présents dans ce secteur de 25km² où sont engagés 1.200 soldats français et 800 soldats tchadiens.

Interrogé sur le sort des otages français, il a indiqué que leur c'était «une priorité et une préoccupation permanente dans la conduite des opérations».