Syrie: Damas et Moscou fustigent l'aide internationale à l'opposition

avec AFP

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Le régime syrien et son allié russe ont dénoncé vendredi l'aide directe annoncée par les Américains et les Européens à l'opposition qui, de son côté, s'est dite déçue de l'absence d'engagements à fournir des armes à la rébellion.
Le régime syrien et son allié russe ont dénoncé vendredi l'aide directe annoncée par les Américains et les Européens à l'opposition qui, de son côté, s'est dite déçue de l'absence d'engagements à fournir des armes à la rébellion. — SANA

Le régime syrien et son allié russe ont dénoncé ce vendredi l'aide directe annoncée par les Américains et les Européens à l'opposition qui, de son côté, s'est dite déçue de l'absence d'engagements à fournir des armes à la rébellion.

Sur le terrain, les violences ne connaissaient aucun répit, l'opposition dénonçant un nouveau «massacre» de dizaines de personnes dans le nord de la Syrie, et des combattants jihadistes s'emparant d'un poste-frontalier avec l'Irak après d'intenses combats.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait annoncé jeudi une aide supplémentaire de 60 millions de dollars à l'opposition politique et, pour la première fois, des aides directes non létales à la rébellion. Mais il n'a pas franchi le pas de la livraison d'armes, comme le réclament les adversaires du régime de Bachar al-Assad.

Terrorisme pour Damas

Damas, qui assimile la rébellion à du «terrorisme», a estimé que l'aide annoncée par John Kerry lors de la réunion des Amis du peuple syrien à Rome, attisait la violence dans le pays. Les pays occidentaux continent «d'exploiter la crise en Syrie et le sang des Syriens (...) en incitant à davantage de terrorisme», écrit le quotidien gouvernemental Techrine, dénonçant également l'aide technique annoncée par Bruxelles.

Seule grande puissance à encore entretenir des relations étroites avec le régime syrien à qui elle livre des armes, la Russie a également affirmé que l'aide internationale encouragerait les «extrémistes» à prendre le pouvoir par la force. Un porte-parole de la diplomatie russe a réitéré l'appel au «dialogue politique», estimant qu'il «n'y avait pas de solution militaire». Aucune issue ne semble en vue pour la guerre en Syrie qui a fait près de 70.000 morts en bientôt deux ans, selon l'ONU.