Italie: Berlusconi proclame son innocence au procès Mediaset

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Le parquet de la cour d'appel de Milan a requis vendredi contre Silvio Berlusconi la confirmation de la peine de quatre ans de détention prononcée en première instance dans l'affaire Mediaset, où l'ex-chef du gouvernement italien est accusé de fraude fiscale.
Le parquet de la cour d'appel de Milan a requis vendredi contre Silvio Berlusconi la confirmation de la peine de quatre ans de détention prononcée en première instance dans l'affaire Mediaset, où l'ex-chef du gouvernement italien est accusé de fraude fiscale. — Olivier Morin AFP

Silvio Berlusconi a proclamé ce vendredi son innocence devant la cour d'appel de Milan (nord) dans le cadre du procès Mediaset, où l'ex-chef du gouvernement italien est accusé de fraude fiscale. «Je suis totalement étranger aux faits qui me sont contestés», a déclaré devant la cour le Cavaliere, condamné le 26 octobre en première instance à quatre ans de prison, immédiatement ramenés à un an en vertu d'une loi d'amnistie.

Silvio Berlusconi est accusé d'avoir artificiellement gonflé le prix des droits de diffusion de films, achetés par des sociétés écrans lui appartenant, lors de leur revente à son empire audiovisuel Mediaset. Le groupe aurait ainsi constitué des caisses noires à l'étranger et réduit ses bénéfices en Italie pour payer moins d'impôts.

«Au lieu de recevoir une médaille d'or de la part de l’État, j'ai été condamné à quatre ans de prison»

«Durant la période 2002/2003, j'étais président du Conseil et je ne me suis jamais occupé de droits de diffusion», s'est défendu Silvio Berlusconi. «Au lieu de recevoir une médaille d'or de la part de l’État pour avoir donné du travail à 56.000 personnes, j'ai été condamné à quatre ans de prison», a-t-il déploré.

Le verdict du procès en appel dans l'affaire Mediaset doit être rendu le 23 mars. Entretemps, trois autres audiences seront consacrées aux répliques de la défense et du parquet. En première instance, Silvio Berlusconi avait également été condamné à cinq ans d'interdiction de la fonction publique et à verser 10 millions d'euros à titre d'avance au fisc italien.