Turquie: Angela Merkel attendue à Ankara pour relancer l'adhésion à l'UE

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La chancelière allemande Angela Merkel poursuit lundi sa visite en Turquie par des entretiens politiques avec les dirigeants turcs, qui attendent qu'elle confirme sa promesse, après celle exprimée par la France, de relancer le processus d'adhésion moribond de leur pays à l'Union européenne (UE).
La chancelière allemande Angela Merkel poursuit lundi sa visite en Turquie par des entretiens politiques avec les dirigeants turcs, qui attendent qu'elle confirme sa promesse, après celle exprimée par la France, de relancer le processus d'adhésion moribond de leur pays à l'Union européenne (UE). — AFP

La chancelière allemande Angela Merkel poursuit ce lundi sa visite en Turquie par des entretiens politiques avec les dirigeants turcs, qui attendent qu'elle confirme sa promesse, après celle exprimée par la France, de relancer le processus d'adhésion moribond de leur pays à l'Union européenne (UE).

Au lendemain de sa visite dimanche aux soldats allemands qui servent deux des batteries de missiles sol-air Patriot déployées par l'Otan sur le territoire turc pour le protéger d'une éventuelle attaque syrienne, Angela Merkel doit retrouver à Ankara le président Abdullah Gül et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Traditionnellement hostile à son entrée dans l'Europe, la chancelière a fait un petit pas en direction de la Turquie à la veille de cette visite en annonçant sa volonté d'ouvrir un nouveau chapitre des négociations d'adhésion.

Deux tiers des Allemands (60%) hostiles à une adhésion turque

«Ces négociations ont un peu piétiné ces derniers temps et je suis favorable à l'ouverture d'un nouveau chapitre dans ces négociations afin que nous puissions un peu avancer», a-t-elle lancé dans un message vidéo diffusé par la chancellerie. Mais Angela Merkel a immédiatement ajouté qu'un «long chemin» restait à parcourir dans ces discussions et surtout redit tout son «scepticisme» quant à leur issue.

Son ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle a lui aussi défendu la relance du processus en mettant en garde contre le risque de voir la Turquie, et son économie en forte croissance, tourner le dos à l'Europe. «Si nous n'y prêtons pas attention, l'heure va venir où l'Europe sera plus intéressée par la Turquie que la Turquie sera intéressée par l'Europe», a-t-il dit.

Selon la presse turque,Recep Tayyip Erdogan a qualifié de «positif» le geste allemand.

Comme l'a rappelé un sondage publié dimanche dans le Bild am Sonntag, près des deux tiers des Allemands (60%) restent toutefois hostiles à une adhésion turque.