Pas de flux de travailleurs prévu

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A ceux qui redoutent un déferlement de travailleurs bulgares et roumains après l'adhésion de leur pays à l'UE, Pascale Joannin, directrice générale de la Fondation Robert Schuman, répond, formelle, que « la vague d'immigration a déjà eu lieu à la chute du communisme, au début des années 1990. Quant à ceux qui sont restés, ils ne partiront pas au moment où les choses se concrétisent et où leurs pays vont bénéficier des fonds européens. » Le marché du travail ne semble en effet pas menacé par l'intégration de la Roumanie et de la Bulgarie, car leurs travailleurs sont déjà en Europe. Selon une étude de l'Eacs, une organisation indépendante de défense des droits des citoyens, l'Italie est la destination préférée des Roumains : ils étaient 175 000 avec permis de travail en 2004. Les Bulgares sont, eux, essentiellement présents dans la Grèce voisine (200 000 d'entre eux y résident).

F. V.