Côte d'Ivoire: C'est «un procès politique», pour la défense de Laurent Gbagbo à la CPI

avec AFP

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L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné d'avoir fomenté un "plan" de meurtres et de viols pour s'accrocher au pouvoir, a comparu mardi devant la CPI, sous le coup de soupçons pour crimes contre l'humanité.
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné d'avoir fomenté un "plan" de meurtres et de viols pour s'accrocher au pouvoir, a comparu mardi devant la CPI, sous le coup de soupçons pour crimes contre l'humanité. — Michael Kooren afp.com

L'avocat de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011, a assuré mercredi qu'il n'y avait aucune preuve à l'encontre de son client et qu'il s'agissait d'un «procès politique».

 

 

 

«Le peuple ivoirien aurait mérité un autre procès qu'un procès politique, il aurait mérité que soit instruit le procès des vrais responsables de la destruction depuis une décennie du pays et la Cour aurait mérité de pouvoir se pencher sur ce qui s'est réellement passé en Côte d'Ivoire», a déclaré l'avocat français Emmanuel Altit, au deuxième jour de l'audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI).

Premier ex-chef d'Etat remis à la CPI, Laurent Gbagbo, 67 ans, est soupçonné d'être «co-auteur indirect» de quatre chefs de crimes contre l'humanité, commis pendant les violences post-électorales de 2010-2011.