Nigeria: Six étrangers enlevés sur un bateau pétrolier

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An armoured vehicle with soldiers and police patrol guard members of Bayelsa StateHouse of Assemby patrol in Yenagoa 29 November 2005. Members of Bayelsa House of Assembly held a sitting to deliberate on the impeachment notice served on the state governor Diepreye Alamieyeseigha that escaped from London where he was standing trial for money laundering. AFP PHOTO/PIUS UTOMI EKPEI
An armoured vehicle with soldiers and police patrol guard members of Bayelsa StateHouse of Assemby patrol in Yenagoa 29 November 2005. Members of Bayelsa House of Assembly held a sitting to deliberate on the impeachment notice served on the state governor Diepreye Alamieyeseigha that escaped from London where he was standing trial for money laundering. AFP PHOTO/PIUS UTOMI EKPEI — Pius Utomi Ekpei AFP

Des hommes armés ont enlevé six étrangers à bord d'un pétrolier dans l'Etat de Bayelsa, dans le sud du Nigeria, et réclamé une rançon d'environ un million d'euros, a déclaré ce mercredi la police.

«Trois des personnes enlevées sont des Ukrainiens, deux des Indiens et une vient de Russie», a déclaré Fidelis Odunna, porte-parole de la police locale, à l'AFP, précisant que l'attaque a eu lieu dimanche. «Un des ravisseurs a appelé pour demander la somme de 200 millions de nairas (1 million d'euros)» a-t-il ajouté.

15 membres à bord

C'est le groupe Century, basé à Lagos, qui opérait sur le navire Armada Tuah, et 15 membres d'équipage étaient à bord quand le bateau a été attaqué par des hommes en armes à proximité du district d'Ijaw, selon la police. On ignore pour l'instant si le bateau était en mer ou s'il était à quai au moment de l'attaque. «Nous avons mobilisé des employés des services de renseignement pour rechercher les six travailleurs», a déclaré Fidelis Odunna à l'AFP.

Des dizaines d'étrangers ont déjà été enlevés dans la région pétrolifère du Delta du Niger, puis libérés sains et saufs pour la plupart contre rançon, mais leur nombre a diminué à la suite d'un accord d'amnistie signé en 2009 avec des rebelles de cette zone. Il est toutefois peu commun que la police accepte de donner des détails quant aux demandes de rançon formulées par les ravisseurs.