Etats-Unis: La justice suspend in extremis l'exécution d'un condamné à mort atteint de troubles mentaux

MONDE Il avait battu à mort un codétenu en 1990...

C.C. avec Reuters

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Photo non datée de Warren Lee Hill, condamné à mort en Georgie (Etats-Unis).
Photo non datée de Warren Lee Hill, condamné à mort en Georgie (Etats-Unis). — HANDOUT / REUTERS

La justice américaine a suspendu mardi l'exécution d'un condamné à mort atteint de troubles mentaux quelques minutes seulement avant l'injection létale, a annoncé son avocat.

Warren Lee Hill, qui est âgé de 52 ans, a été condamné à la peine capitale pour avoir battu à mort en 1990 un codétenu dans la prison où il effectuait une peine de prison à perpétuité pour le meurtre de sa petite amie. Brian Kammer, l'un de ses avocats, a précisé que son exécution avait été suspendue par le onzième circuit d'appel et par la cour d'appel de Georgie. Son exécution avait déjà été suspendue quelques heures avant l'application de la sentence par la Cour suprême de l'Etat en juillet dernier. 

La Georgie est devenue en 1988 le premier Etat américain à adopter une loi interdisant l'exécution de condamnés présentant des troubles mentaux. Mais leur définition est très restrictive et le retard mental doit être prouvé «au-delà du doute raisonnable», notent des abolitionnistes. L'appel formé par l'avocat de Warren Hill tendait à faire reconnaître les troubles mentaux de son client.