Nord-Mali: Un soldat français tué dans un accrochage

CONFLIT François Hollande annonce la mort d'un légionnaire, une vingtaine d'islamistes tués...

M.Gr., A.-L.B. avec AFP

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Des soldats français près de Douentza (Mali), le 7 février 2013.
Des soldats français près de Douentza (Mali), le 7 février 2013. — D.LEWIS / REUTERS

Un soldat français a été tué dans un accrochage avec des djihadistes dans le Nord du Mali, dans le massif désertique des Ifoghas, a annoncé ce mardi le président de la République François Hollande en marge d'une visite en Grèce. «Il y a eu un accrochage sérieux avec plusieurs morts du côté des terroristes mais un mort aussi du côté français», a dit le chef de l'Etat lors de la visite du lycée français d'Athènes.

 

 

Il a précisé qu'il s'agissait d'un légionnaire du deuxième régiment étranger parachutiste (2e REP) et que l'accrochage se poursuivait au moment où il parlait. L'Etat-major français a ajouté en fin d'après-midi que «plus d'une vingtaine» d'islamistes armés avaient été «neutralisés» au Nord-Mali dans cette opération lancée lundi par 150 soldats français et maliens. Le ministère de la Défense a déclaré que cette opération a permis de détruire deux importants dépôts de munitions.

Combats près de Tessalit

«Cette action des forces françaises a permis de localiser des éléments terroristes dans leur sanctuaire, de les poursuivre et de neutraliser plus d'une vingtaine d'entre eux», souligne le ministère sur son site internet. Une section de commandos parachutistes appuyée par une patrouille blindée a été attaquée mardi par des «groupes terroristes» dans le massif et une patrouille composée de deux Mirage est intervenue, détruisant deux nids de mitrailleuses lourdes, précise le ministère.

Le militaire tué ce mardi est le deuxième soldat français tué dans l'opération française Serval, menée contre les djihadistes au Mali. Le premier, un pilote d'hélicoptère, avait péri dès le premier jour de l'intervention. Le Président de la République, qui s'exprimait depuis la Grèce, a par ailleurs précisé qu'il y avait «aucun risque d'enlisement», mais «nous n'avons pas terminé», «nous continuons à agir», a-t-il précisé. La France est dans la «dernière phase: aller chercher les chefs» des groupes terroristes, a-t-il ajouté. 

En fin d'après-midi, le ministre de la Défense a rendu hommage à ce sergent-chef, sous-officier de la section de commandos parachutistes du 2e Régiment étranger de parachutistes (2e REP) de Calvi. Le ministre a précisé que le militaire a été tué lors de combats menés à 50 kilomètres au sud de la localité de Tessalit, près de la frontière algérienne.