Colombie: Libération de deux policiers détenus par les Farc (CICR)

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Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont remis dans "une zone rurale du département du Cauca" (sud-ouest) à une "mission humanitaire" menée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) deux policiers capturés le 25 janvier.
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont remis dans "une zone rurale du département du Cauca" (sud-ouest) à une "mission humanitaire" menée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) deux policiers capturés le 25 janvier. — Luis Robayo afp.com

La guérilla colombienne des Farc a libéré vendredi, un jour plus tard qu'initialement prévu, deux policiers retenus en otages depuis fin janvier, a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à qui ils ont été remis.

«Deux membres de la police, qui se trouvaient entre les mains des Farc, ont été libérés et remis aujourd'hui dans une zone rurale du département du Cauca, dans le sud-ouest de la Colombie, à une équipe dont la mission était exclusivement humanitaire, constituée de délégués du CICR et de membres de l'organisations 'Colombiens et Colombiennes pour la paix'», a indiqué le CICR dans un communiqué.

Les agents de police Camilo Yate et Victor Gonzalez ont ensuite été transférés à Cali, à 550 km au sud de Bogota.

Capturés fin janvier

Leur libération était initialement prévue jeudi mais avait été reportée par la guérilla, apparemment en raison de la présence d'un grand nombre de journalistes dans la zone.

Le gouvernement colombien avait suspendu depuis mercredi soir et pour 36 heures ses opérations militaires dans cette région, afin de faciliter la remise des otages.

Les deux policiers avaient été capturés le 25 janvier dans la province du Valle del Cauca (sud-ouest).

Un soldat libéré demain

Un soldat, pris en otage cinq jours plus tard dans la province de Nariño (sud), devrait être libéré samedi.

Ces deux régions sont celles où est le mieux implantée la guérilla marxiste qui compte encore, selon le gouvernement, 8.000 combattants après 48 ans d'existence.

La guérilla avait annoncé qu'elle considérait ces trois hommes comme des «prisonniers de guerre», une version rejetée par le président colombien Juan Manuel Santos. L'an dernier, la rébellion avait libéré les derniers policiers et militaires qu'elle disait détenir en otages, après avoir renoncé officiellement aux enlèvements de civils contre rançon.