Grande-Bretagne: L'invitation de Marine Le Pen à Cambridge suscite des interrogations

B.D. avec AFP

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Après celles de Dominique Strauss-Kahn l'an dernier et de Julian Assange en mars 2011, c'est au tour de l'invitation de Marine Le Pen de susciter des interrogations au Royaume-Uni. La présidente du Front National a en effet été invitée à venir débattre mardi prochain à 16h avec les étudiants de l'université britannique de Cambridge par l'association estudiantine de celle-ci, la «Cambridge Union Society».

«Les universités doivent défendre la liberté d'expression, mais elles ne doivent pas promouvoir la pensée fasciste et leurs responsables ont le devoir de protéger leurs étudiants de ceux qui voudraient promouvoir la haine», a souligné dans un communiqué l'organisation Student Rights, qui «lutte contre l'extrémisme sur les campus».

«Liberté de parole»

Du côté de l'association estudiantine, on se défend en rappelant que Marine Le Pen dirige «le troisième parti politique de France», que c'est «une figure très influente au sein de la droite européenne» , qui a même été «désignée par le magazine Times comme l'une des 100 personnes les plus influentes dans le monde», indique l'AFP. La «Cambridge Union Society» rappelle également qu'elle promeut «la liberté de parole et l'art du débat depuis 1815». 

Axelle Lemaire, députée socialiste des Français d'Europe du Nord, qui vit à Londres, a pour sa part estimé sur Twitter que «l'université de Cambridge ne s'honore pas en invitant Marine Le Pen à un débat la semaine prochaine». «Inviteraient-ils le British National Party», le parti nationaliste britannique, s'est-elle aussi interrogée.