Côte-d'Ivoire: Le FPI menace de boycotter les municipales

Avec Reuters

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Le Front populaire ivoirien (FPI), parti d'opposition de l'ex-président Laurent Gbagbo, a menacé vendredi de boycotter les élections municipales du 21 avril en reprochant au gouvernement d'Alassane Ouattara d'avoir fixé unilatéralement la date du scrutin et d'avoir ignoré ses demandes.

Le FPI, dont le chef de file attend dans une prison des Pays-Bas son procès devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, demande une amnistie générale pour ses membres. Il réclame aussi le désarmement des milices pro-Ouattara et la refonte de la commission électorale qu'il juge actuellement truffée d'alliés du chef de l'Etat.

Les élections municipales ont déjà été ajournées à deux reprises en Côte d'Ivoire, qui peine à émerger d'une guerre civile qui a brièvement divisé en 2011 le premier exportateur mondial de cacao.

Menace d'un boycottage

C'est le refus du président sortant Laurent Gbagbo d'accepter la victoire de son rival Alassane Ouattara au scrutin présidentiel de 2010 qui a déclenché le conflit.

Le gouvernement actuel a fait savoir qu'il n'était plus question de repousser une nouvelle fois la consultation. Annonçant la menace d'un boycottage, le président par intérim du FPI, Sylvain Miala Ouretta, a toutefois laissé la porte ouverte à un compromis.

«Nous sommes en négociation avec le gouvernement et espérons parvenir à un stade qui nous permettra de revenir sur notre décision», a-t-il dit.