Des dendrites ont pu causer l'incident du 787 à Boston

Avec Reuters

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Le Bureau national de sécurité des transports (NTSB) américain a confirmé mardi être en train d'examiner si des dendrites, des formations semblables à de petites fibres, ont pu causer l'incendie de batterie d'un Boeing 787 'Dreamliner', à l'aéroport de Boston en janvier. Les dendrites s'accumulent au fur et à mesure qu'une batterie est chargée et déchargée et peuvent provoquer des courts-circuits.

«Dans le cadre de l'enquête que nous menons actuellement, nous examinons si des dendrites ont pu ou non être un facteur», a souligné dans un courriel Kelly Nantel, directrice de la communication du NTSB. Kelly Nantel a précisé qu'il ne s'agissait que d'une hypothèse et que l'enquête s'intéressait entre autres aux niveaux de charge de chaque pile, dont six sur huit ont été touchées par l'incendie, à une contamination éventuelle, au système d'assemblage et aux branchements des électrodes.

L'hypothèse des dendrites a été évoquée lundi par le Wall Street Journal, qui a rapporté que le NTSB enquêtait sur le sujet. Boeing, qui a procédé samedi à un vol d'essai sans encombres d'un 787, n'a pas fait de commentaires. L'incendie de batterie du Dreamliner de la compagnie Japan Airlines a eu lieu le 7 janvier, une dizaine de jours avant qu'un second 787, appartenant à All Nippon Airways , soit victime d'un incident semblable au Japon. Depuis cette succession d'incidents, la cinquantaine d'exemplaires en service du dernier-né de Boeing ont été cloués au sol par les autorités de régulation aérienne à travers le monde.  L'Agence japonaise de sécurité des transports (JTSB) a reconnu mardi que son enquête sur l'incident survenu à bord de l'appareil d'ANA n'avait toujours pas établi si la surchauffe des batteries lithium-ion était due à une réaction chimique ou à un problème électrique.