Les manifestations continuent de secouer Budapest

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L'opposition de droite n'en démord pas en Hongrie : le Premier ministre socialiste, Ferenc Gyurcsany, doit démissionner après ses aveux de « mensonges ». Plus de 10 000 Hongrois se sont réunis hier à Budapest, pour la troisième soirée consécutive, afin d'exiger son départ. La nuit précédente, ce sont autant de personnes qui avaient défilé dans la capitale. Cette manifestation avait donné lieu à de nouveaux débordements. Cinquante-sept personnes ont été blessées et quatre-vingt-dix-huit interpellées. Les protestataires sont en majorité pacifistes, mais dans la foule un noyau dur hétérogène de militants d'extrême droite et de hooligans s'en prennent à la police. En réponse, Gyurcsany a réaffirmé sa fermeté. « Il n'y aura aucune patience à l'égard des casseurs. (...) Le gouvernement de la République maintient fermement le seul cap possible : la politique de réforme pour assurer le développement et l'équilibre économique » du pays, a-t-il martelé. La sanction devrait cependant tomber rapidement pour les socialistes : le 1er octobre, les Hongrois sont appelés à voter aux municipales, qui devraient se solder par une cinglante défaite du parti au pouvoir.