Le président ivoirien récuse l'ONU et la France

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Les listes électorales cristallisent les tensions entre le camp présidentiel et ses opposants depuis plusieurs mois et freinent considérablement le processus de sortie de crise, axé sur le désarmement et de nouvelles élections.
Les listes électorales cristallisent les tensions entre le camp présidentiel et ses opposants depuis plusieurs mois et freinent considérablement le processus de sortie de crise, axé sur le désarmement et de nouvelles élections. — Kambou Sia AFP/Archives

« J'en ai marre d'avoir des gens comme ça sur la tête. On peut continuer pendant dix ans sans rien régler (...). Ils sont de parti pris et se moquent des Ivoiriens ! » Dans un entretien au Monde, hier, le président ivoirien, Laurent Gbagbo, accuse en bloc la communauté internationale et la France en particulier de l'échec du Groupe de travail international, chargé de surveiller le processus de paix en Côte d'Ivoire. Affirmant que le plan de la communauté internationale a échoué, il a précisé que les 11 000 soldats français et onusiens pouvaient partir « s'ils le veulent ». Il a confirmé qu'il boycotterait une importante réunion prévue aujourd'hui au siège de l'ONU à New York sur son pays.