La crise politique s'aggrave en Slovénie

Avec Reuters

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La coalition au pouvoir en Slovénie menée par Le gouvernement minoritaire du conservateur Janez Jansa, soupçonné dans une affaire de corruption, a connu mardi une nouvelle défection qui préfigure sans doute sa fin prochaine.

Desus, le parti des retraités, a annoncé qu'il quitterait cette coalition le 22 février. Il suit ainsi la Liste civique, dont la défection en janvier a fait perdre sa majorité parlementaire au gouvernement. Chef de file de Desus et ministre des Affaires étrangères, Karl Erjavec a déclaré à l'issue d'une réunion de la direction de son parti qu'il avait engagé des discussions avec l'opposition sur la désignation d'un nouveau Premier ministre.

Les formations impliquées dans ces pourparlers pourraient aussi s'entendre pour avancer la date des prochaines élections législatives à 2014, au lieu de 2015 selon le calendrier actuel, a-t-il ajouté. Karl Erjavec espère que le Parlement slovène ratifiera le traité d'adhésion de la Croatie à l'Union européenne avant le départ de sa formation du gouvernement.

«Je crains que si le traité n'est pas ratifié d'ici là, il ne soit très difficile de le ratifier à temps», a-t-il dit en allusion au 1er juillet, date prévue pour l'adhésion de la Croatie, autre ancien pays de l'ex-Yougoslavie, à l'UE. Le nom du Premier ministre, Janez Jansa, apparaît dans un rapport d'une commission anticorruption, qui le dit incapable d'expliquer l'origine d'une partie de ses revenus. Janez Jansa dément toute malversation et exclut de démissionner.

Cette crise politique s'ajoute aux difficultés économiques de la Slovénie, l'un des 17 membres de la zone euro.