Les Nations vont tenter de s'unir

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Le Conseil de sécurité a adopté dimanche une déclaration dans laquelle il "déplore fortement la perte de vies innocentes" dans le bombardement israélien sur Cana (Liban), sans toutefois le condamner, les Etats-Unis s'y étant opposés, et appelle "à la fin des violences".
Le Conseil de sécurité a adopté dimanche une déclaration dans laquelle il "déplore fortement la perte de vies innocentes" dans le bombardement israélien sur Cana (Liban), sans toutefois le condamner, les Etats-Unis s'y étant opposés, et appelle "à la fin des violences". — Stan Honda AFP

Darfour, Liban, Palestine, Iran... Rarement l'assemblée générale des Nations unies, qui s'ouvre aujourd'hui à New York, aura eu autant de sujets chauds à son agenda. Sans parler des dossiers qui se régleront, pendant ces deux semaines, en marge du débat annuel. Et les délégués des 192 Etats membres vont vite entrer dans le vif du sujet, puisque le président américain George W. Bush s'adresse aujourd'hui à l'assemblée. Un discours que l'on attend centré sur la menace nucléaire que fait peser l'Iran. Et qui sera suivi, quelques heures plus tard, de l'allocution du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Ce dernier avait même proposé à Bush de débattre avec lui à la tribune des Nations unies. Proposition refusée par la Maison Blanche qui a exclu une rencontre entre les deux hommes. Pendant que les chefs d'Etat débattront du nucléaire par tribune interposée, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, tentera dans les coulisses de convaincre ses homologues de « prendre des mesures urgentes » contre l'Iran, selon son cabinet.

Autre dossier brûlant : le Darfour, sur lequel les Etats-Unis sont en pointe. L'assemblée générale devrait permettre d'intensifier la pression sur le Soudan pour qu'il accepte l'envoi de casques bleus dans la province sinistrée. Un mini-sommet sur la Côte d'Ivoire autour de Kofi Annan doit avoir lieu demain, mais le président Laurent Gbagbo a déjà annoncé qu'il boycotterait la rencontre. De son côté la Ligue arabe veut profiter de la réunion annuelle de l'ONU pour relancer le processus de paix au Proche-Orient, un mois après la fin de la guerre au Liban.

Clémence Lemaistre