Davantage de transparence, mais une réforme inachevée

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Un an après avoir lancé une ambitieuse réforme de l'Organisation des Nations unies fondée en 1945 par cinquante Etats, Kofi Annan devrait laisser le chantier à son successeur, en janvier, tant il est loin d'aboutir. Certes, les réformes administratives promises (recrutement plus transparent, et règles d'éthique pour éviter les scandales tel que Pétrole contre nourriture en Irak) ont été mises en place. Le conseil des droits de l'homme a remplacé la commission du même nom, où siégeaient tous les dictateurs de la planète. La commission de consolidation de la paix, destinée à aider les pays sortant de guerre, a été créée et soutient la Sierra Leone et le Burundi. Mais l'amélioration en matière budgétaire est bloquée par un désaccord entre pays riches et en développement. Le traité de non-prolifération nucléaire attend d'être revitalisé et la réforme du Conseil de sécurité semble enterrée.

C. L.

S'il y a consensus pour estimer que l'actuel Conseil de sécurité ne reflète plus la réalité du monde et qu'il doit être élargi, les désaccords persistent sur le nom des nouveaux pays appelés à y siéger.