Nucléaire: L'Iran et le groupe 5+1 se retrouveront le 25 février

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Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a demandé aux Etats-Unis de prouver leur "sincérité" avant d'entamer des négociations directes proposées par le vice-président des Etats-Unis Joe Biden, dans un entretien diffusé dimanche par Euronews.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a demandé aux Etats-Unis de prouver leur "sincérité" avant d'entamer des négociations directes proposées par le vice-président des Etats-Unis Joe Biden, dans un entretien diffusé dimanche par Euronews. — Thomas Kienzle afp.com

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a annoncé dimanche à Munich que la prochaine réunion entre son pays et le groupe 5+1 sur le dossier nucléaire se tiendra le 25 février au Kazakhstan. «J'ai une bonne nouvelle. J'ai entendu hier que le groupe 5+1 se réunirait au Kazakhstan le 25 février», a déclaré M. Salehi, en parlant des négociations de son pays sur le dossier nucléaire à la Conférence sur la sécurité de Munich.

L'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) avaient repris contact à la mi-décembre pour reprendre les négociations nucléaires après plusieurs mois d'interruption, mais ils n'avaient jusqu'à présent pas pu se mettre d'accord sur le lieu et la date de la prochaine réunion. Le dernier round des négociations avait eu lieu à Moscou en juin 2012.

L'Iran refuse de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium

Salehi a par ailleurs indiqué que son pays pourrait accepter l'offre de négociations bilatérales avec les Etats-Unis, que le vice-président Joe Biden a présentée samedi à Munich. «Nous sommes tout à fait prêts à mener des négociations, mais cette fois, il faut que l'autre partie ait vraiment envie de parvenir une solution», a-t-il déclaré.

Les puissances occidentales soupçonnent l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours démenti. En particulier, l'Iran refuse de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium en affirmant qu'il a un but uniquement civil, contrairement aux accusations occidentales.