Incendie dans une discothèque: Le Brésil commence à enterrer ses morts

avec AFP

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Santa Maria et d'autres villes du sud du Brésil,enterraient lundi les 231 morts de l' incendie tragique d'une discothèque dont l'un des propriétaires et deux membres du groupe qui s'y produisait ont été arrêtés, selon la police.
Santa Maria et d'autres villes du sud du Brésil,enterraient lundi les 231 morts de l' incendie tragique d'une discothèque dont l'un des propriétaires et deux membres du groupe qui s'y produisait ont été arrêtés, selon la police. — Jefferson Bernardes afp.com

Après une nuit de veille, Santa Maria, au sud du Brésil, commençait lundi à enterrer les morts de la fête estudiantine transformée en tragédie par l'incendie d'une discothèque dans la nuit de samedi à dimancheLe bilan a été revu à la baisse par les autorités de 233 à 231, car certains corps ont été «identifiés deux fois», ont-elles expliqué. Il reste toutefois le second le plus meurtrier de l'histoire du Brésil. En 1961 à Niteroi, près de Rio, l'incendie d'un chapiteau de cirque avait fait 503 morts, sept sur dix étant des enfants.

L'un des propriétaires de la discothèque a été arrêté lundi ainsi que deux membres du groupe qui se produisait sur scène au moment de la tragédie, a annoncé la police à l'AFP. Michele Vimmermann, de la police civile de Santa Maria, a déclaré qu'il y a avait eu «trois arrestations provisoires, pour cinq jours maximum». L'«un des propriétaires de la discothèque, Elissandro Sphor, a été arrêté, ainsi que le chanteur et un autre membre du groupe», chargé de la sécurité des musiciens, a dit la commissaire.

Le Brésil était sous le choc au lendemain de cette tragédie provoquée par une série d'imprudences et de dysfonctionnements, à 500 jours du coup d'envoi du Mondial 2014 de football. Une cérémonie prévu lundi au stade de Brasilia pour marquer symboliquement ce compte à rebours a été annulée en signe de deuil.

La plupart des victimes sont mortes asphyxiées

Les habitants de Santa Maria, une ville de 262.000 habitants à 300 km de Porto Alegre, se sont solidarisés avec les familles des victimes dans les veillées mortuaires, priant avec elles, avant l'enterrement collectif. Plusieurs des corps ont été transportés dans leurs villes d'origine dans cet Etat du Rio Grande do Sul pour y être veillés et inhumés, certains dans la capitale à Porto Alegre où sont également hospitalisés 14 grands brûlés. La plupart des victimes sont mortes asphyxiées, 180 dans les toilettes de l'établissement par où elles avaient tenté de fuir, selon le capitaine de la police militaire Edi Paulo Garcia.

L'entrée de la discothèque était fermée et gardée par deux policiers lundi dans l'attente des experts qui devaient arriver vers 8h locales (11h en France), a constaté un journaliste de l'AFP. On sait déjà que la licence autorisant le fonctionnement de la discothèque était périmée depuis le mois d'août, selon les pompiers.

Un groupe de six jeunes, étudiants d'agronomie, s'est regroupé dans la porte du Kiss. Ils n'avaient pas encore vu l'endroit où ils ont perdu 14 de leurs camarades. Ils ont ensuite prévu d'assister à l'enterrement d'un de leurs amis à Uruguaina, à la frontière avec l'Uruguay.