Algérie: Deux gardes d'un gazoduc tués dans une attaque à Djebahia

TERRORISME L'attaque n'a rien à voir avec celle d'In Amenas d'après les autorités algériennes...

I.R. avec agences

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Deux gardes en charge de la surveillance d'un gazoduc ont été tués et sept autres blessés dans une attaque islamiste contre leur campement à Djebahia, dans la région de Bouira, à 125 km au sud-est d'Alger, ont indiqué lundi des habitants.
Deux gardes en charge de la surveillance d'un gazoduc ont été tués et sept autres blessés dans une attaque islamiste contre leur campement à Djebahia, dans la région de Bouira, à 125 km au sud-est d'Alger, ont indiqué lundi des habitants. — afp.com

Deux gardes en charge de la surveillance d'un gazoduc ont été tués et sept blessés dans une attaque islamiste contre leur campement à Djebahia, dans la région de Bouira, à une centaine de kilomètres au sud-est d'Alger, ont indiqué lundi des habitants. L'attaque a eu lieu dimanche soir. Les gardes faisaient partie d'un groupe chargés d'assurer la sécurité et la surveillance du gazoduc livrant le gaz au nord de l'Algérie à partir du champ gazier de Hassi R'mel, dans le Sahara, ont-ils précisé, citant des rescapés.

Un «groupe armé islamiste» a attaqué le campement au mortier vers 21h, ont-ils ajouté. Un accrochage de près d'une heure s'en est suivi au cours duquel deux gardes de sécurité ont trouvé la mort. L'armée algérienne a lancé une opération de ratissage des maquis islamistes de la région pour tenter de retrouver les assaillants qui ont pris la fuite, selon les mêmes sources.

«Evénement mineur»

«En comparaison avec l'attaque contre In Amenas, il s'agit d'un événement très mineur», a souligné une source proche des services de sécurité à Reuters, en évoquant la prise d'otages du complexe gazier. La prise d'otages d'In Amenas a fait près de 70  morts dont 37 ressortissants étrangers. 

Les opérations menées par Aqmi dans le nord de l'Algérie ne sont pas d'une grande ampleur, en raison de la forte présence des forces armées, particulièrement dans les villes. Aqmi est plus actif dans le sud, où les islamistes se livrent à la prise d'otages afn de financer leurs opérations, estiment certains observateurs. Les contacts entre Abdelmalek Droukdel - qui serait implanté dans le triangle Boumerdès-Bouira et Tizi-Ouzou - et les groupes situés à plus de 1.500 km au sud, comme celui responsable de la prise d'otrages d'In Amenas, sont très difficiles, ajoutent ces observateurs. «Les liens sont presque inexistants. La preuve en est que les hommes d'Aqmi au nord ne possèdent pas d'armes libyennes», indique une source de sécurité.