Irak: 42 morts dans un attentat suicide dans une mosquée chiite

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Des hommes armés ont pris le contrôle de Souleimane Bek, une ville au nord de Bagdad, après des affrontements sanglants avec les forces de sécurité mercredi, ont rapporté des responsables.
Des hommes armés ont pris le contrôle de Souleimane Bek, une ville au nord de Bagdad, après des affrontements sanglants avec les forces de sécurité mercredi, ont rapporté des responsables. — Marwan Ibrahim AFP

Au moins 42 personnes ont été tuées et 75 blessées ce mercredi dans un attentat suicide perpétré en pleines funérailles dans une mosquée chiite du nord de l'Irak, a indiqué un responsable des autorités régionales. L'explosion a visé la mosquée Saïda al-Chouhada à Touz Khourmatou, à 175 km au nord de Bagdad, pendant que s'y déroulait la cérémonie funéraire pour un parent d'un responsable politique, tué la veille.

Selon Niyazi Moamer Oghlu, secrétaire général du conseil régional de Salaheddine, province dont dépend Touz Khourmatou, le bilan s'élève à 42 morts et 75 blessés. «Il y a des corps dans la husseiniyah (mosquée chiite)», a indiqué Challal Abdoul, le maire de Touz Khourmatou, précisant que «le kamikaze est parvenu à entrer et à se faire exploser au milieu des fidèles endeuillés».

Série d'attentats à Bagdad mardi

Parmi les blessés se trouvaient plusieurs chefs tribaux et dirigeants locaux, dont Ali Hachem Moukhtar, vice-président du Front turkmène irakien et membre du conseil régional de Salaheddine. Les fidèles participaient aux funérailles du beau-frère de M. Moukhtar, tué par balle la veille à Touz Khourmatou.

L'attaque n'a pas été revendiquée, mais des extrémistes sunnites, notamment liés à Al-Qaida, prennent régulièrement pour cible des responsables politiques, la communauté chiite et les forces de sécurité. Elle fait suite à une série d'attentats à Bagdad et dans ses environs qui a fait 26 morts mardi, mettant fin à quelques jours d'accalmie après plusieurs vagues d'attentats la semaine passée.

Ces violences interviennent alors que les institutions politiques sont quasi-paralysées en raison de la crise politique dans le pays, où le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki fait face à la colère de la minorité sunnite, des kurdes et des chiites, membres de son gouvernement, qui l'accusent d'accaparer le pouvoir.