Mali: L'armée reprend la ville de Diabali

MONDE Conquise par les djihadistes le 14 janvier, la ville de Diabali a été reprise ce lundi par les troupes françaises et malienne...

I.R. avec agences

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Les troupes française pendant l'opération Serval au Mali, le 14 janvier 2013 
Les troupes française pendant l'opération Serval au Mali, le 14 janvier 2013  — ARNAUD ROINE/ECPAD/SIPA/1301171047

Une colonne de camions et de blindés français et maliens est entrée dans la ville de Diabali ce lundi matin tôt après la disparition des islamistes qui la contrôlaient, apprend-on auprès de services de sécurité. Diabali, située à 350 km au nord de la capitale Bamako, avait été conquise le 14 janvier par les islamistes. La localité était l'endroit principal où s'étaient regroupés les rebelles au sud de la ligne de front constituée par les localités de Mopti et Sévaré jusqu'à ce que les frappes aériennes françaises les contraignent à fuir où à se fondre dans la population, racontent les habitants.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a confirmé à la mi-journée ce lundi la reprise de Diabali et de Douentza par l'armée malienne. «Pour y parvenir, les militaires maliens ont été soutenus par les forces françaises, basées à Niono et à Mopti-Sévaré», précise le ministère de la Défense dans un communiqué signé du ministre.

Objectif: la «reconquête totale» du Mali

«Les forces françaises et maliennes ont avancé jusqu'à Diabali et elles continueront leur mission de sécurisation la ville», avait auparavant déclaré à Niono, ville située non loin de Diabali, le capitaine Samasa, vice-commandant des forces maliennes. L'information avait égaleemnt été confirmée, sous le sceau de l'anonymat, par une autre personne liée aux forces de sécurité.

L'armée française a consolidé dimanche ses positions au Mali, avec un but clairement affiché par Paris, «la reconquête totale» du pays en partie occupé par des islamistes armés, alors que plusieurs capitales ont répondu à l'appel à une aide internationale accrue.

 Jean-Yves Le Drian a affirmé dimanche sur France 5 que «l'objectif, c'est la reconquête totale du Mali. On ne va pas laisser des poches» de résistance, tout en espérant que la force régionale africaine en cours de déploiement prenne rapidement le «relais» de l'intervention française.