Irak: 22 morts dans des attentats contre les chiites

AFP

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Au moins 22 personnes ont été tuées en Irak jeudi dans une nouvelle vague d'attentats visant la communauté chiite, au moment où le Premier ministre Nouri al-Maliki doit faire face à la colère de la minorité sunnite qui s'estime lésée par sa politique.
Au moins 22 personnes ont été tuées en Irak jeudi dans une nouvelle vague d'attentats visant la communauté chiite, au moment où le Premier ministre Nouri al-Maliki doit faire face à la colère de la minorité sunnite qui s'estime lésée par sa politique. — afp.com

Au moins 22 personnes ont été tuées en Irak jeudi dans une nouvelle vague d'attentats visant la communauté chiite, au moment où le Premier ministre Nouri al-Maliki doit faire face à la colère de la minorité sunnite qui s'estime lésée par sa politique. La veille, 49 personnes avaient péri dans des attaques qui avaient notamment ensanglanté Kirkouk, une ville du nord de l'Irak revendiquée par le gouvernement fédéral et la région autonome du Kurdistan.

Jeudi, l'attaque la plus meurtrière s'est produite à Doujaïl, à 60 km au nord de Bagdad. Une voiture piégée a explosé à proximité d'une mosquée chiite, tuant neuf personnes et en blessant 56 autres, selon le maire de Doujaïl, Mohammed Hassan. Sept autres personnes ont péri dans un attentat près d'un stade de football à Hilla, à 100 km au sud de Bagdad.

Attentats à répétition

A une dizaine de kilomètres de la ville sainte chiite de Kerbala, au sud de Bagdad, un attentat a blessé 17 personnes, dont huit pèlerins afghans, selon l'ambassadeur à Bagdad, Mohammed Anwarzaï, joint par l'AFP. Dans la soirée, deux attentats commis à Kerbala ont fait au moins sept blessés.

Dans le quartier majoritairement chiite de Husseiniyah, au nord-est de la capitale, deux civils ont été tués dans l'explosion d'une bombe placée en bord de route. A Touz Khourmatou, à 175 km au nord de Bagdad, un officier de police est mort lors d'accrochages avec des insurgés.

Dans les environs de Mossoul, tout au nord de l'Irak, les corps sans vie de deux soldats et d'un policier ont été retrouvés criblés de balles. Les attentats de mercredi et jeudi n'ont pas été revendiqués, mais les extrémistes sunnites prennent régulièrement pour cible des responsables politiques, la communauté chiite et les forces de sécurité.