Pakistan: Les autorités refusent d'arrêter le Premier ministre

Avec Reuters

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Le président de l'agence gouvernementale pakistanaise chargée de la lutte contre la corruption a rejeté ce jeudi une décision de la Cour suprême, qui demandait l'arrestation du Premier ministre, Raja Pervez Ashraf. La Cour suprême a rendu mardi sa décision contre le chef du gouvernement, issu du Parti du peuple pakistanais (PPP, centre gauche), à la suite d'une affaire de corruption présumée dans le secteur de l'énergie.

Des chaînes de télévision pakistanaises ont cependant rapporté que Fasih Bokhari, président du Bureau national de suivi des responsabilités (NAB), avait dit jeudi à la Cour que l'enquête était insuffisante et qu'il refusait donc de procéder aux arrestations du Premier ministre et d'autres responsables incriminés.

La Cour suprême lui a en retour demandé de présenter immédiatement les dossiers concernés, afin de déterminer si elle disposait d'assez de preuves pour maintenir les poursuites. Elle a dans le même temps accepté d'étudier une requête qui accuse de blasphème Sherry Rehman, l'une des principales personnalités du PPP, actuellement ambassadrice aux Etats-Unis.