Prise d'otage en Algérie: Un Français détenu aurait parlé à France 24

TERRORISME Le groupe lié à Aqmi qui détient plusieurs occidentaux demande la fin de l'intervention française au Mali…

E.O. avec agences

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Une photo datant du 14 décembre 2008 montrant une délégation parcourant le site gazier de Krechba, dans le sud algérien. 
Une photo datant du 14 décembre 2008 montrant une délégation parcourant le site gazier de Krechba, dans le sud algérien.  — STRINGER/AFP PHOTO

La situation est plus que confuse sur le site gazier d’In Amenas, en Algérie, où un groupe lié à Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) affirme détenir 41 occidentaux. La chaîne France 24 a affirmé mercredi soir avoir eu un Français détenu sur la plateforme au téléphone. Ce dernier a indiqué que les otages étaient retenus dans un immeuble piégé, et qu’ils portaient des ceintures d’explosifs pour dissuader une éventuelle intervention des forces de sécurité.

France 24 a souligné qu'il était impossible de savoir si l'otage français s'exprimait sous la contrainte.

Cependant, les autorités françaises ne confirment ni la présence de Français parmi les otages, ni, a fortiori, la mort de l’un d’ entre eux, comme cela a été indiqué dans la presse.

Un Algérien et un Britanniques tués

Le ministre britannique des Affaires étrangères a de son côté confirmé ce jeudi qu'un ressortissant britannique avait été tué lors de la prise d'otages. La presse algérienne a aussi rapporté qu'un Algérien a été abattu au cours de l'assaut des terroristes.

William Hague qui se trouve en visite à Sydney a précisé que plusieurs autres Britanniques sont retenus prisonniers dans l'usine de Tigantourine, située dans une zone désertique proche de la frontière avec la Libye. Les autres otages sont de nationalités américaine, norvégienne, ou encore japonaise.

Mortiers et missiles antiaériens

Les preneurs d'otage appartiennent à la «katiba des Moulathamine», un groupuscule émanant d'Aqmi, et demandent l'arrêt de l'opération française Serval au Mali. Ils affirment disposer de plusieurs dizaines de combattants sur place et dans les environs armés de mortiers et de missiles antiaériens.

Ils affirment également avoir repoussé une tentative d'assaut de l'armée algérienne après la tombée de la nuit, mercredi. 

Leur chef est Mokhtar Belmokhtar, surnommé «Le borgne» - il a perdu un oeil après avoir reçu un éclat d'obus au visage -, qui a quitté Aqmi en décembre pour former son propre groupe.