Nucléaire: L'AIEA et l'Iran poursuivent les négociations jeudi

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Les experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et les responsables iraniens ont décidé de poursuivre leurs négociations jeudi à Téhéran sur la signature d'un "accord global" concernant le dossier nucléaire controversé de l'Iran.
Les experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et les responsables iraniens ont décidé de poursuivre leurs négociations jeudi à Téhéran sur la signature d'un "accord global" concernant le dossier nucléaire controversé de l'Iran. — Dieter Nagl afp.com

Les experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et les responsables iraniens ont décidé de poursuivre leurs négociations jeudi à Téhéran sur la signature d'un «accord global» concernant le dossier nucléaire controversé de l'Iran.

«Plusieurs réunions de travail ont eu lieu mercredi et les discussions se poursuivront jeudi», a indiqué la télévision d'Etat, citant le secrétariat du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, chargée des négociations nucléaires.

La délégation onusienne est menée par le Belge Herman Nackaerts, et l'équipe iranienne est conduite par le représentant iranien à l'AIEA Ali Asghar Soltanieh. Les discussions, qui traînent depuis un an, portent sur la signature d'un «accord global», qui permettrait aux experts onusiens d'enquêter librement sur la finalité du programme nucléaire iranien, soupçonné d'avoir des visées militaires.

Téhéran refuse certaines demandes

L'agence tente d'obtenir un accès plus large à certains sites, documents ou individus, et notamment à la base militaire de Parchin, où l'AIEA soupçonne l'Iran d'avoir procédé à des tests d'explosions conventionnelles susceptibles d'être utilisées pour déclencher une bombe atomique.

Téhéran a refusé jusqu'à présent certaines demandes de l'agence qui vérifie déjà une large part de ce programme, estimant qu'elles allaient au-delà de ses obligations dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

A la mi-décembre, après une visite à Téhéran, Nackaerts avait espéré la signature d'un accord ce mercredi, mais il s'est montré cette fois plus prudent.

«Nous abordons (ces nouvelles discussions) dans un esprit positif et nous comptons sur l'Iran pour travailler avec nous dans le même esprit», a-t-il déclaré mardi avant son départ de Vienne.

Mais pour Téhéran, l'AIEA doit reconnaître «pleinement les droits nucléaires» de l'Iran, dont celui à l'enrichissement d'uranium qui est au coeur du conflit avec la communauté internationale.