Pakistan: L'opposition demande immédiatement la date des élections

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Le chef du principal parti d'opposition, Nawaz Sharif, a d'ailleurs demandé au gouvernement d'annoncer "sans délai" la date du scrutin et de l'entrée en fonction du gouvernement intérimaire. Il a toutefois refusé de se joindre aux manifestants et d'accorder un rôle à l'armée et à la justice dans la nomination de cette administration.
Le chef du principal parti d'opposition, Nawaz Sharif, a d'ailleurs demandé au gouvernement d'annoncer "sans délai" la date du scrutin et de l'entrée en fonction du gouvernement intérimaire. Il a toutefois refusé de se joindre aux manifestants et d'accorder un rôle à l'armée et à la justice dans la nomination de cette administration. — Aamir Qureshi afp.com

Les principaux partis d'opposition pakistanais ont demandé ce mercredi aux autorités d'annoncer immédiatement la date des élections nationales, prévues normalement au printemps, et de l'entrée en fonction du gouvernement intérimaire. Cette annonce de Nawaz Sharif, chef de la principale formation d'opposition, et d'autres chefs politiques intervient alors que des milliers de manifestants réunis dans la capitale Islamabad demandent des réformes électorales et la dissolution du Parlement.

«Nous sommes arrivés à la conclusion que le gouvernement doit annoncer sans délai la date des élections et (d'entrée en fonction, ndlr) du gouvernement intérimaire», a déclaré l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif, chef du PML-N, principale formation d'opposition lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision.

Nawaz Sharif a toutefois affirmé ne pas soutenir le mouvement du chef religieux Tahir ul-Qadri à la tête d'un sit-in qui paralyse la capitale Islamabad depuis lundi. Aux termes de la constitution pakistanaise, un gouvernement intérimaire doit gérer les affaires du pays du déclenchement des élections à l'entrée en fonction du nouveau gouvernement. Tahir ul-Qadri souhaite que l'armée et la Cour suprême participent à la nomination des personnes qui seront membres de ce gouvernement provisoire, une démarche que M. Sharif juge contraire à la constitution.