Nucléaire iranien: Arrivée d'une délégation de l'AIEA à Téhéran

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Des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont entamé mercredi à Téhéran des discussions qu'ils ont espéré "constructives" sur le dossier nucléaire controversé de l'Iran, qui continue à défendre fermement ce qu'il estime être ses "droits".
Des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont entamé mercredi à Téhéran des discussions qu'ils ont espéré "constructives" sur le dossier nucléaire controversé de l'Iran, qui continue à défendre fermement ce qu'il estime être ses "droits". — Dieter Nagl afp.com

Une délégation de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est arrivée ce mercredi matin à Téhéran pour tenter de conclure un accord afin de résoudre les questions en suspens sur le programme nucléaire iranien, a rapporté l'agence Isna. La délégation de huit experts, dirigée par le numéro deux de l'agence, Herman Nackaerts, a été accueillie par le représentant de l'Iran auprès de l'AIEA Aliasghar Soltanieh.

«Tout au long de ce processus (de négociations), le directeur général a toujours dit que nous abordions les discussions dans un esprit constructif», a déclaré Herman Nackaerts au cours d'un point de presse à l'aéroport de Vienne avant son départ. «Nous les abordons cette fois aussi dans le même esprit et nous comptons sur l'Iran pour travailler avec nous dans le même esprit», avait ajouté Herman Nackaerts (Belgique).

«Nous espérons que nous serons autorisés à aller à Parchin»

L'AIEA veut conclure un accord sur une «approche structurée» avec l'Iran visant à résoudre les questions en suspens afin de s'assurer que le programme nucléaire iranien ne comporte pas de visée militaire. Il s'agit d'obtenir un accès plus large à certains sites, documents ou individus pouvant aider l'agence dans son enquête. L'accord engloberait aussi une visite à la base militaire de Parchin où l'AIEA soupçonne l'Iran d'avoir procédé à des tests d'explosion notamment applicables au nucléaire.

Plus globalement, elle soupçonne le pays d'avoir travaillé à la mise au point de l'arme nucléaire avant 2003 et peut-être par la suite, ce que Téhéran nie. «Nous espérons que nous serons autorisés à aller à Parchin», a indiqué Herman Nackaerts, ajoutant que l'équipe était prête à se rendre sur les lieux si l'Iran en accordait l'accès.

A la mi-décembre, il avait déclaré compter sur la signature d'un accord dès le 16 janvier, mais s'est montré cette fois plus prudent, après les propos peu encourageants du directeur général de l'agence onusienne Yukiya Amano. «Je ne suis pas forcément optimiste, les perspectives ne sont pas nécessairement brillantes» sur la possibilité de sceller un accord, avait confié le Japonais récemment à Tokyo. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a dit pour sa part espérer aboutir à un «accord global» mercredi avec l'AIEA.