Revivez en direct la journée du 15 janvier: Mali: Jean-Yves Le Drian annonce que la France restera au Mali jusqu'à sa stabilisation

B.D., I.R. et A.D. avec agences

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Des soldats français du second RIMA sur la base militaire 101 à Bamako, au Mali, le 14 janvier 2013.
Des soldats français du second RIMA sur la base militaire 101 à Bamako, au Mali, le 14 janvier 2013. — AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

 

21h30: Un colonne de blindés français en route pour le Nord-Mali
D'après Reuters, une colonne de blindés a quitté Bamako ce mardi et a pris la direction du nord du Mali, tenu par les mouvements islamistes. «Un convoi de véhicules blindés est parti cet après-midi vers le Nord», a-t-on déclaré.L'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des forces françaises, avait indiqué un peu plus tôt que des blindés légers de type Sagaie, acheminés de Côte d'Ivoire et du Tchad, pourraient être engagés «si nécessaire» contre les djihadistes.
20h10: 71% des Français craignent que l'intervention n'entraîne des actes terroristes en France, selon un sondage Harris Interactive pour 20 Minutes. A la question, «cette intervention militaire au Mali va-t-elle entraîner des actes terroristes en France?», 17% répondent «oui, certainement» et 54% «oui, probablement».
>> Les détails du sondage par ici...

20h05: Des Maliens baptisent leur enfant Damien Boiteux en hommage au soldat français.
Des Maliens ont donné à leur enfant le nom du militaire français tué vendredi au cours d'un raid contre des rebelles islamistes, a annoncé mardi le ministre des Affaires étrangères du Mali lors d'une audition à l'Assemblée nationale.
«Le chef de bataillon Damien Boiteux qui va être enterré samedi a vu son nom donné déjà à deux garçons dans le nord du Mali», a indiqué Tièman Hubert Coulibaly devant la commission des Affaires étrangères.
20h00: 75% des français soutiennent l'intervention au Mali
Les trois-quarts des Français sont favorables à l'intervention militaire au Mali, ce qui est la plus forte approbation pour une opération de ce type depuis quinze ans, selon un sondage BVA pour Le Parisien. Le soutien a fortement augmenté en quelques jours, passant de 63% samedi et dimanche derniers à 75% dans l'enquête réalisée lundi et mardi. Cette forte approbation se retrouve sur tout l'échiquier politique, à gauche (82%), comme à droite (69%).

Toutefois, ce très large soutien pourrait baisser en cas d'enlisement, souligne BVA, prenant les exemples de la guerre en Afghanistan (de 55% en octobre 2001 à seulement 24% en août 2011) et l'approbation à la guerre en Libye (de 66% en mars 2011 à seulement 49% en août 2011).
20h00: Des centaines de soldats maliens et français faisaient route ce mardi en fin d'après-midi vers Diabali, une localité de l'ouest du Mali prise la veille par des islamistes armés et bombardée dans la nuit de lundi à mardi par l'aviation française, a appris l'AFP auprès de témoins. Une trentaine de blindés français seraient en train de quitter Bamako pour se diriger vers le Nord du pays. 
19h50: Bruno Gollnish a suggéré que «les jeunes maliens en france retournent au Mali», interrogé par le Huffington post.
«
Le gouvernement malien, allié de la France dans cette affaire, pourrait très bien décréter la mobilisation d'une tranche d'âge et demander aux conséquences que les jeunes Maliens en France retournent au Mali. Ces pays sont indépendants, je ne suis pas colonialiste. Cette proposition peut choquer mais permettrait à la France d'être en retrait de ce conflit afin que les africains se défendent par eux-mêmes», a déclaré l'ex-numéro 2 du Front National.
19h45: L'ONG Action contre la Faim a annoncé la suspension temporaire de ses programmes dans la région de Gao, au nord du Mali, «pour raisons de sécurité». L'organisation, qui intervenait notamment pour les enfants «sous-nutris», estime que l'intervention française «aggrave une situation déjà précaire dans le pays» et «l'action humanitaire». 
19h40: Washington confirme que les USA envisagent une aide logistique et soutiendront la France «en partageant des renseignements»
 «Nous partageons l'objectif français de priver les terroristes de sanctuaire dans la région et nous soutenons l'opération française» a confirmé mardi Jay Carney, porte-parole de la Maison blanche. «Nous soutenons les Français en partageant des renseignements et nous réfléchissons à des demandes de soutien logistique», a ajouté le porte-parole.
 19h30: La France prête le cas échéant à engager des blindés au Mali. La France est prête le cas échéant à engager des blindés légers à roues contre les djihadistes dans le nord du Mali, a déclaré mardi le chef d'état-major des forces armées françaises. L'amiral Edouard Guillaud a précisé que des hélicoptères et avions français avaient, depuis vendredi et jusqu'à présent, effectué plus de 50 sorties contre les combattants islamistes qui tentent de marcher sur Bamako.
19h30: L'Unesco appelle Paris et Bamako à protéger les sites culturels, déjà gravement endommagés l'année dernière par les islamistes. 
Dans une lettre adressée aux autorités françaises et maliennes, la directrice générale de l'Unesco appelle à respecter la convention de la Hague de 1954 sur la protection des biens culturels en situation de conflit, «Le patrimoine culturel du Mali est un joyau dont la protection importe à l'ensemble de l'humanité», écrit Irina Bokova. 

19h25:«Nous n'avons pas de forces de défense européennes», a déploré cet après-midi Catherine Ashton,  Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères.
Les députés européens ont exprimé mardi leur soutien à l'intervention française au Mali en regrettant l'incapacité de l'Union européenne à agir collectivement pour assurer la sécurité à sa porte. La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a annoncé l'adoption prochaine par l'UE d'un plan de soutien logistique et humanitaire à Bamako. «Un Etat membre a demandé un soutien mais nous n'avons pas de forces de défense européennes», a complété Catherine Ashton. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE doivent se réunir jeudi à Bruxelles pour adopter un plan d'action en faveur du Mali. 
19h15: Plus tôt cet après-midi, Jean-Marc Ayrault a rendu hommage au lieutenant Damien Boiteux, tué vendredi: 

19h10: Jean-Yves Le Drian vient de tenir une conférence de presse. Il a notamment déclaré que la ville de Konna, dont la chute avait déclenché l'intervention des forces françaises au Mali, n'a toujours pas été reprise par l'armée malienne aux djihadistes. «A cette heure, la ville de Konna n'a pas encore été reprise par les forces armées maliennes», a-t-il déclaré.
 19h05: Jean-Yves Le Drian évoque les otages, «Je veux dire aux familles des otages que je pense à elles.Le président a pris des décisions lourdes, mais ces décisions sont les mieux adaptées à la situation car nous devons affaiblir les groupes terroristes qui détiennent leurs proches. Il aurait été pire de rien faire»
19h: Pour résumer: les opérations se poursuivent, les renforts arrivent et se tiennent prêts à mener une offensive. «Cette mission s'inscrit dans la durée et durera le temps nécessaire», affirme Jean-Yves Le Drian. Les forces françaises resteront en première ligne pour au moins une semaine, le temps que les renforts arrivent.
19h: Les réseaux téléphoniques Orange et Malitel sont coupés dans la ville de Gao (au nord-est du pays), où les raids de l'aviation française avaient permis de stopper l'avancée des islamistes selon le journal local Malijet
18h55:  Les développements à venir seront marqués par trois efforts:la poursuite des frappes au nord, la montée en puissance du dispositif aéro-terrestre et le soutien à la mise en place de la force africaine. «Le comandant nigérien est déjà à Bamako» annonce le ministre. Dès que cela sera possible «la reconquête du Nord sera» lancée
18h50: «Nous avons intensifié nos frappes» et engagé des frappes «dans la profondeur» explique le ministre. «Nous poursuivons les frappes aériennes en zone de contact (...) pendant que se poursuit le renforcement terrestre sur la capitale». Sur le fuseau est «nous avons pu stopper l'offensive», sur le fuseau ouest « nous avons porté des premiers coups durs». 1.700 militaires prennent part à l'opération dont 800 sur le territoire malien.
 18h45: «L'objectif de ces groupes terroristes était de détruire l'armée» analyse le ministre de la Défense qui estime que le but des groupes était d'«empêcher la mise en oeuvre de la stratégie internationale». «Nous sommes face à un adversaire agile, bien équipé, bien entraîné». Jean-Yves Le Drian rappelle que l'intervention a permis d'éviter l'anéantissement de l'armée malienne.
 18h40:J-Y Le Drian revient sur les causes du conflit: l'offensive terroriste de la semaine dernière, avec des groupes dont la manoeuvre «était claire» et visait à «ouvrir la voie sur Bamako».
18h37: La conférence de presse du ministre de la Défense commence. Jean-Yves Le Drian évoque «une lutte implacable contre les groupes terroristes»
18h26: Dans quelques minutes, nous suivrons en direct la conférence de presse du ministre de la Défense Jean-Yves le Drian (@JY_LeDrian) sur l'intervention au Mali
17h35: «La France jour un rôle qui dépasse les capacités de la France» a déclaré l'eurodéputé du groupe Vert/ALE Daniel Cohn-Bendit.
«Nous n'avons pas une force d'intervention civile ou militaire» en Europe a-t-il affirmé, estimant que «les soldats français ne doivent pas rester seuls au Mali».
17h30: Noël Mamère dénonce la «propagande» du gouvernement
Le député écologiste Noël Mamère a qualifié mardi de «propagande» les raisons invoquées par le gouvernement pour s'engager militairement au Mali, assumant une «voix discordante» alors que la plupart des partis politiques ont apporté leur soutien à l'intervention.
«On a d'abord répondu à l'appel du président malien qui n'est que la marionnette des militaires, lesquels militaires s'apprêtaient à le déposer dans la semaine", a-t-il poursuivi. «Alors qui a-t-on sauvé ? Le président du Mali ou le peuple malien?»
17h: «Par ce sacrifice, vous entrez aujourd'hui dans tous les foyers de France»
Le chef du gouvernement a présidé aux Invalides une cérémonie d'hommage national au chef de bataillon Damien Boiteux, tué vendredi dernier au Mali, au début de l'opération Serval, aux commandes de son hélicoptère. «La République, fière de ses soldats, est aujourd'hui en deuil», a déclaré Jean-Marc Ayrault.
Damien Boiteux était âgé de 41 ans. «C'est tout le pays qui est fier de vous. Par ce sacrifice, vous entrez aujourd'hui dans tous les foyers de France», a dit Jean-Marc Ayrault.
16h50: «Au nom du gouvernement je vous exprime mon profond respect», a dit le Premier ministre devant la dépouille du lieutenant.
«Le sens de votre engagement restera un modèle pour nous tous», a conclu Jean-Marc Ayrault.

16h40: «C'est la nation toute entière qui s'est rassemblée pour rendre hommage» au lieutenant Boiteux, déclare Jean-Marc Ayrault, dans son éloge funèbre.

16h30: Début de la cérémonie d'hommage national au lieutenant Damien Boiteux
La cérémonie est présidée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.


16h04: Les Etats-Unis n'enverront pas de soldats au Mali
Les Etats-Unis n'envisagent pas d'envoyer de soldats au Mali mais examinent les autres moyens d'aider les forces françaises engagées contre les groupes armés islamistes dans ce pays, a déclaré le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta.
«Il n'est pas envisagé actuellement d'envoyer des troupes américaines sur le terrain», a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Lisbonne, après un entretien avec son homologue portugais José Pedro Aguiar Branco. «Nous saluons l'initiative des Français visant à empêcher Aqmi, ces terroristes, d'implanter une base d'opérations au Mali», a dit le chef du Pentagone au premier jour d'une tournée d'une semaine en Europe.

15h57: La France aidera à la mise en oeuvre d'un processus électoral au Mali, déclare François Hollande.
 La France quittera le Mali une fois la menace terroriste éradiquée et un processus électoral mis en oeuvre, a assuré le Président.

15h52: La France, gendarme de l'Afrique?
«Ce sont les Africains qui doivent assurer leur sécurité. Mais la France est leur ami.» La France ne restera pas plus longtemps que nécessaire au Mali, déclare le Président.
«La France n'a aucun intérêt en dehors de nos ressortissants», assure François Hollande. 

15h49: La France ne veut pas rester au Mali pendant des années
«Nous avons pris une décision majeure. Nous étiez les seuls à pouvoir la prendre», assure François Hollande. Mais la France «n'a pas vocation à rester au Mali». Elle se retirera dès que la force africaines sera prête à prendre le relai.
 
15h40: François Hollande refuse de donner des détails sur les otages
Il pense à leur sort mais préfère rster discret pour leur sécurité. «Nous ferons tout pour qu'ils puissent être libérés.» Les personnes qui les retiennent «doivent réfléchir», ajoute cependant le Président. «Il est encore temps de les rendre à leur famille.»
«J'ai considéré, y compris pour leur libération, que l'intervention était la seule solution», a expliqué le chef de l'Etat, ajoutant penser aux otages «à chaque instant».

15h38: Sur le soutien des Etats européens, François Hollande rappel que sur le plan politique, tous les pays sont «convaincus que nous avons pris la bonne décision». Il rappelle aussi que plusieurs pays soutiennt logistiquement la France.
«Nous n'avons pas vocation à rester. (...) C'est toute l'Europe qui doit aider la force africaine», assure-t-il néanmoins. 

15h37: «Les terroristes, il faut les détruire.»
«Si nous sommes attaqués, nous nous défendons, si nous voulons appuyer l’armée malienne pour arrêter l’agression, nous sommes partie prenante. Donc ces terroristes s’ils veulent ne plus terroriser ils n’ont qu’à abandonner les armes et quitter le territoire malien», a précisé le Président.
 
15h34: Le Président annonce le soutien des Emirats arabe unis
Un soutien financier, pour la mission africaine mais aussi pour l'aide aux réfugiés et la reconstruction du Mali. Un aide également matérielle, qui sera déterminée ultérieurement. 

15h31: «Il n'y a pas de frontière à l'intérieur du Mali» déclare François Hollande qui refuse l'idée de simplement repousser les islamistes au nord du Mali.

15h29: La mission précise des forces françaises au Mali a trois buts: «arrêter l'agression terroriste», «sécuriser Bamako où nous avons plusieurs milliers de nos ressortissants», «permettre au Mali de retrouver l'intégrité de son territoire».

15h28: la conférence de presse de François Hollande a commencé à Dubaï 

15h26: «Il n'y a pas de sécurité sans développement durable», affirme Jean-Marc Ayrault qui assure que le soutien de la France au Mali ne sera pas que militaire.

15h25: Jean-Marc Ayrault rappelle que la France est soutenu par de nombreux Etats:le Royaume Uni, l'Allemagne, la Belgique et les Etats-Unis.
«D'ici une semaine», les forces africaines arriveront au MAli, assure-t-il également.

15h23: Un débat, sans vote, aura lieu mercredi en même temps à l'Assemblée et au Sénat sur l'intervention armée au Mali, rappelle le Premier ministre.

15h20: Jean-Marc Ayrault prend la parole
Selon lui la France répond à trois objectifs en intervenant au Mali : arrêter l'avance des terroristes, assurer l'intégrité du Mali et permettre le déploiement de la force africaine prévue par la résolution de l'ONU.


15h15: Tous les députés qui ont posés une question à Jean-Marc Ayrault ont tenu à réaffirmer leur soutien à l'intervention française au Mali
Seule Danielle Auroi a reproché au gouvernement de ne pas avoir infomé l'Assemblée avant le début des bombardements.

15h08: «Cette opération ne serait constituer une fin en soit», déclare André Chassaigne (PCF).

15h05: Chaque groupe parlementaire pouse une question au Premier ministre sur le Mali
Jean-Marc Ayrault répondra aux questions une fois qu'elle auront toutes été posées.

15h02: Début des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Claude Bartelone présente les condoléances de l'Assemblée à la famille de Damien Boiteux. Les députés observent une minute de silence.


14h33: François s'exprimera à partir de 15h
Depuis Abu Dhabi, le président de la République prendra la parole pour s'exprimer sur le Mali.

14h28: L'Unesco demande la protection du patrimoine culturel malien
La directrice générale de l'Unesco Irina Bokova appelle les forces militaires maliennes et françaises à protéger le patrimoine culturel du Mali, déjà gravement endommagé à Tombouctou.

14h21: L'Egypte veut une solution pacifique au conflit
«Toutes les ressources doivent être épuisées pour une résolution pacifique au conflit, l'utilisation de la force armée ne devrait se faire qu'en dernier ressort», a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères égyptien, Amr Rushdy.

13h37: Les premiers soldats nigérians au Mali mercredi
Les premiers soldats des 900 que doit envoyer le Nigeria devrait arriver «dans les prochaines 24 heures», a déclaré le colonel Yerima.

13h29: Alain Juppé demande une implication européenne accrue
L'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé mardi que l'Europe, dont les «intérêts vitaux» sont concernés, devrait s'engager davantage au Mali, où la France va mener «une opération longue et difficile».

12h54: Une réunion des chefs d'état-major de l'Afrique de l'ouest s'ouvre à Bamako
Les militaires africains doivent notamment décider d'un calendrier précis du déploiement de leurs forces au Mali.

12h38: La Belgique envoie un premier avion au Mali
La décision belge a été prise rapidement. Bruxelles soutiendra la France au Mali, un premier avion de transport C-130, avec à son bord un hélicoptère médicalisé doit quitter la Belgique dès 12h45, selon Le Soir.

12h22: Jean-Marc Ayrault présidera la cérémonie d'hommage à Damien Boiteux
L'agenda du Premier ministre a été modifié pour lui permettre de présider l'hommage national au soldat mort vendredi lors du premier jour de l'intervention française au Mali.
L'hommage se déroulera aux Invalides à partir de 16h30.

12h13: Un soutien logistique belge?
Le ministre des Affaires étrangères belge Didier Reynders a confirmé ce mardi que la Belgique allait «fort probablement» s’engager dans le conflit au Mali, rapporte le quotidien belge Le Soir. La Belgique pourrait envoyer deux avions de transport C-130 et un hélicoptère. Des militaires pourraient également assurer des missions de formation auprès des soldats maliens.
 
11h57: Jean-Yves Le Drian donnera une conférence de presse à 18h30
Le ministre de la Défense fera le point sur les opérations au Mali après l'hommage national à Damien Boiteux, pilote d'hélicoptère décédé le premier jour de l'intervention française.

11h36: L'Algérie augmente son budget militaire
Selon le quotidien algérien El Watan, l’Algérie a augmenté son budget de défense de 14% par rapport à 2011 pour protéger sa frontière avec le Mali.
 
11h25:  Selon le Haut Commissariat aux réfugiés, 150 000 Maliens se seraient réfugiés à l'étranger, 230 000 auraient été déplacées par le conflit

10h59: Selon la chaîne d'informations en continu africaine Africa24, des militaires serait déployés en Mauritanie


10h44: Les 2.500 soldats français prévus se déploieront «progressivement» au Mali
Le chiffre de 2.500 soldats français «sera atteint progressivement» a déclaré à l'AFP l'entourage de Jean-Yves Le Drian.


10h33: Le danger est «à son point le plus élevé» pour les otages, selon l'ex-otage Pierre Camatte
L'ex-otage français Pierre Camatte, détenu fin 2009 pendant trois mois au Mali par Aqmi, estime que le danger est «à son point le plus élevé» pour les sept otages français au Sahel, tout en jugeant «nécessaire» l'intervention de Paris contre les islamistes armés dans le Nord.

10h13: Frappes françaises sur Diabali
L'armée française a mené dans la nuit de lundi à ce mardi des frappes aériennes sur la localité de Diabali, dans l'ouest du Mali, dans laquelle étaient entrés les islamistes lundi, a appris l'AFP de source sécuritaire malienne.
«Des avions (français) ont mené cette nuit des frappes sur la zone de Diabali: au moins cinq islamistes ont été tués et plusieurs blessés», a indiqué cette source. Un habitant d'une localité voisine a déclaré avoir vu des islamistes armés en fuite après ces frappes.

10h09: La France regrette la «mobilisation un peu minimale» de l'Europe
«On ne peut pas dire que la France est toute seule», a assuré le ministre des relations avec le Parlement Alain Vidalies sur LCI, mais «il y a des absences qui sont un peu regrettables, c'est-à-dire qu'on peut constater en Europe un mobilisation un peu minimale», a-t-il jugé. «Il va y avoir des rencontres, on espère que les choses vont s'améliorer, notamment aujourd'hui [mardi], ce serait bien», a poursuivi Alain Vidalies.

9h52: Les forces africaines prévues dans une semaine
Le chef de la mission de la Cédéao au Mali (Micema), Aboudou Touré Cheaka, a indiqué: «Je peux vous dire que dans une semaine les troupes seront effectivement sur le terrain», précisant que la mission première de ce contingent serait de contenir l'avancée des rebelles tandis que se poursuivent les préparatifs du déploiement en tant que tel. Aboudou Touré Cheaka n'a pas précisé l'ampleur des effectifs déployés lors de cette première phase; la Cédéao prévoit au final d'envoyer environ 3.300 militaires au Mali.
Selon les plans initiaux, cette force ouest-africaine ne devait pas être pleinement opérationnelle avant septembre mais la soudaine progression des rebelles vers la capitale malienne a conduit les pays de la région à hâter leurs préparatifs. Les chefs d'état-major des pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) doivent se réunir en urgence ce mardi à Bamako pour approuver l'accélération de ce calendrier.

9h36: Manuel Valls promet une grande vigilance de l'Etat
Les forces de sécurité sont mobilisées en France contre les menaces d'attentats liées à l'intervention militaire française au Mali, a déclaré ce mardi le ministre de l'Intérieur. «Ce que je peux assurer aux Français, c'est que la plus grande vigilance doit permettre d'empêcher des actes sur notre sol», a dit Manuel Valls à BFM TV et RMC. «La menace est présente.»
Avec le renforcement du plan Vigipirate de protection des lieux publics et des infrastructures de transport, «on intensifie les contrôles sur les aéroports, sur les gares (...) 700 militaires par exemple sont mobilisés sur la zone de Paris», a-t-il ajouté. Il ne faut «jamais succomber à la routine, à l'habitude». Prié de dire si des arrestations avaient eu lieu ces dernières semaines, il a répondu : «Non elles n'ont pas eu lieu mais il faut être vigilant (...) il faut être extrêmement discret.»


9h24: Le Medef «très attentif » à la situation au Sahel
«Nous sommes évidemment très attentifs à ce qui se passe», a dit Laurence Parisot sur France Info. «Nous souhaitons évidemment pouvoir continuer à travailler avec le Mali en particulier, mais avec toute l'Afrique du Nord subsaharienne et évidemment l'Afrique de l'Ouest ; j'espère qu'à cette occasion on pourra au contraire à terme renforcer les liens.»

8h30: François Hollande annonce 750 hommes au Mali
«Pour l'instant, nous sommes à 750 hommes et ça va encore augmenter (...) pour qu'ensuite le plus rapidement possible nous puissions laisser la place aux forces africaines», a déclaré le chef de l'Etat aux journalistes lors d'une visite à la base navale «Camp de la Paix» à Abou Dhabi, où sont déployés des militaires français.
La France va «continuer à avoir des forces au sol et dans les airs», a ajouté le président français, selon lequel le déploiement de la force africaine «va prendre une bonne semaine». François Hollande a annoncé que «de nouvelles frappes cette nuit ont atteint leur objectif».

8h: Paris obtient la «compréhension» de ses partenaires de l'ONU
La France a informé lundi ses partenaires du Conseil de sécurité des progrès de son intervention au Mali contre les groupes islamistes du Nord et obtenu leur soutien de principe. A l'issue de consultations à huis clos au Conseil, l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud a indiqué: «Tous nos partenaires ont reconnu que la France agit en conformité avec la légalité internationale et la charte de l'ONU», a-t-il déclaré à la presse.