Bras de fer sur les dérives de la lutte antiterroriste

©2006 20 minutes

— 

« Après le 11 Septembre, le monde occidental a eu une tendance inquiétante à fermer les yeux sur tout ce qui se faisait au nom de la lutte contre le terrorisme », analyse Martin Scheinin, membre de l'ONU. Depuis 2001, les Nations unies et les ONG de défense des droits de l'homme n'ont pas manqué de condamner les dérives de cette lutte, cheval de bataille de l'administration Bush, et qui a provoqué « la remise en cause, par les démocraties les plus directement visées par le terrorisme, de l'interdiction absolue de la torture », explique Manfred Nowak, rapporteur spécial de l'ONU sur la torture. Si la lutte contre le terrorisme est « nécessaire et légitime », elle doit se faire « dans le respect des principes d'un Etat de droit », résume la Fédération internationale des droits de l'homme.

F. V.

George Bush, qui a reconnu l'existence de prisons secrètes hors des Etats-Unis, a affirmé mercredi, dans une nouvelle directive à propos du traitement des prisonniers, que l'armée américaine devait respecter les conventions de Genève, qui interdisent « les traitements cruels et la torture ».