Centrafrique: Négociations alors que le président Bozizé refuse de partir

avec AFP

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Le président centrafricain François Bozizé a clairement affirmé mardi qu'il ne négocierait pas son départ, réclamé par la rébellion dont une délégation se trouve à Libreville pour des pourparlers avec le pouvoir et l'opposition, sous l'égide des pays d'Afrique centrale.
Le président centrafricain François Bozizé a clairement affirmé mardi qu'il ne négocierait pas son départ, réclamé par la rébellion dont une délégation se trouve à Libreville pour des pourparlers avec le pouvoir et l'opposition, sous l'égide des pays d'Afrique centrale. — Sia Kambou afp.com

Le président centrafricain François Bozizé a clairement affirmé mardi qu'il ne négocierait pas son départ, réclamé par la rébellion dont une délégation se trouve à Libreville pour des pourparlers avec le pouvoir et l'opposition, sous l'égide des pays d'Afrique centrale.

 

«Je n'ai pas à négocier (mon départ), est-ce que la rébellion représente le peuple centrafricain ? Je n'ai pas à négocier une fonction de chef d'Etat», a-t-il déclaré en réponse à une question lui demandant s'il était prêt à satisfaire les exigences de la rébellion. «Pourquoi déchiqueter la Constitution ? Détruire les institutions de la République, c'est grave dans un monde où nous défendons la démocratie. Seuls les hors-la-loi, les mercenaires-terroristes peuvent demander cela», a-t-il poursuivi.

Il a également fustigé «l'opposition démocratique» qu'il a accusée de collaborer avec les terroristes. Ces déclarations tranchantes, qui augurent mal d'une issue positive à la profonde crise qui secoue la Centrafrique, interviennent le jour où s'est tenue à Libreville une réunion du conseil des ministres des Affaires étrangères de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) préparatoire aux pourparlers entre le pouvoir de Bangui très fragilisé et une rébellion qui tient la majeure partie du pays.