Venezuela: Chavez absent, l'opposition en appelle au Tribunal suprême

avec AFP

— 

L'épreuve de force se poursuit au Venezuela entre le gouvernement, partisan d'un report de la prestation de serment du président réélu Hugo Chavez -prévue pour jeudi par la Constitution-, et l'opposition, qui a demandé mardi au Tribunal suprême de justice (TSJ) de "se prononcer" pour éviter ce qu'elle qualifie de crise institutionnelle.
L'épreuve de force se poursuit au Venezuela entre le gouvernement, partisan d'un report de la prestation de serment du président réélu Hugo Chavez -prévue pour jeudi par la Constitution-, et l'opposition, qui a demandé mardi au Tribunal suprême de justice (TSJ) de "se prononcer" pour éviter ce qu'elle qualifie de crise institutionnelle. — Leo Ramirez afp.com

Le chef de file de l'opposition vénézuélienne Henrique Capriles a demandé mardi au Tribunal suprême de justice (TSJ) de «se prononcer» sur la crise institutionnelle à prévoir si le président Hugo Chavez, hospitalisé à Cuba depuis près de quatre semaines, ne se présente pas à sa prestation de serment prévue jeudi.

«Je ne sais pas ce qu'attendent les magistrats du TSJ. En ce moment au Venezuela il existe sans aucun doute un conflit de nature constitutionnelle, il faut qu'il y ait un arbitrage de cette institution sur ce conflit», a exhorté Henrique Capriles devant la presse. L'opposant, qui avait été battu par Hugo Chavez lors de la présidentielle d'octobre dernier, a également appelé les présidents latino-américains à ne pas «se prêter au jeu» du gouvernement en répondant à son invitation à se rendre au Venezuela jeudi. Les présidents bolivien Evo Morales et uruguayen Jose Mujica ont déjà annoncé leur venue.

Lundi, le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, numéro trois du régime, avait évoqué la présence de «nombreux chefs d'Etat de pays amis» jeudi, après avoir appelé le même jour à une «grande manifestation» de soutien à Hugo Chavez à Caracas.

«Si le président ne prête pas serment, il cesse d'être président»

Cet appel à la mobilisation a été qualifié par M. Capriles de «message terrible, comme s'il s'agissait d'une guerre», assurant qu'il n'allait pas appeler ses partisans à manifester jeudi afin d'éviter toute confrontation. La Constitution prévoit que le chef de l'Etat élu doit prêter serment le 10 janvier devant l'Assemblée nationale au cours d'une cérémonie qui doit se dérouler au Venezuela et ne peut être reportée.

Mais, selon le vice-président et dauphin désigné du président Nicolas Maduro, Chavez pourra prêter serment dès que sa santé le permettra, la cérémonie du 10 janvier n'étant pour lui qu'une «formalité». Selon Henrique Capriles, «le 10 janvier marque la fin d'un mandat présidentiel et le début d'un autre».

«Si le président ne prête pas serment, il cesse d'être président», a-t-il encore assuré.