Damas accueille favorablement toute initiative de règlement par le dialogue

avec AFP

— 

Damas a affirmé lundi accueillir favorablement "toute initiative" de sortie de crise "par le dialogue" après que l'émissaire international Lakhdar Brahimi a annoncé avoir un plan pour résoudre le conflit qui ensanglante le pays depuis plus de 21 mois.
Damas a affirmé lundi accueillir favorablement "toute initiative" de sortie de crise "par le dialogue" après que l'émissaire international Lakhdar Brahimi a annoncé avoir un plan pour résoudre le conflit qui ensanglante le pays depuis plus de 21 mois. — afp.com

Les autorités syriennes ont affirmé lundi accueillir favorablement «toute initiative» de sortie de crise par le dialogue après que l'émissaire international Lakhdar Brahimi eut annoncé avoir un plan de résolution du conflit qu'il n'a pas clairement détaillé.

«Le gouvernement soutient le projet de réconciliation nationale et accueillera favorablement toute initiative régionale ou internationale pour une solution à la crise par le dialogue et des moyens pacifiques et sans ingérence étrangère dans les affaires intérieures syriennes», a ainsi affirmé le Premier ministre syrien Waël al-Halaqi.

Waël al-Halaqi s'exprimait devant le Parlement dans une allocution retransmise en directe par la télévision d'Etat.

Pour le cabinet, a-t-il encore souligné, «ce qui se passe en Syrie est une affaire syrienne qui sera résolue par les Syriens eux-mêmes sans pression ni diktat de l'étranger».

Un «plan avec la Russie et la Syrie»

«La Syrie se dirige vers le moment historique où elle annoncera la victoire sur ses ennemis et se positionnera pour reconstruire un nouvel ordre mondial qui promeut la souveraineté nationale et le concept de droit international», a-t-il ajouté.

Alors que les violences font chaque jour plus d'une centaine de morts, l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe a dit avoir «parlé d'(un) plan avec la Russie et la Syrie», qui pourrait «être adopté par la communauté internationale». Moscou a bloqué, avec Pékin, plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant le régime de Damas, mais s'est récemment distancié de son allié, envisageant désormais, selon les experts, une Syrie sans son président Bachar al-Assad.