Tuerie de Newtown: Des chercheurs étudient l’ADN d’Adam Lanza

TUERIE Les explications du crime commis par ce jeune homme de 20 ans sont-elles cachées dans ses gènes? Les chercheurs devront répondre à cette question dans les semaines à venir...

A.D.
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Le tueur du massacre de Newtown, Adam Lanza, ici quand il avait environ 13 ans.
Le tueur du massacre de Newtown, Adam Lanza, ici quand il avait environ 13 ans. — REX FEATURES/REX/SIPA

Des généticiens de l’Université du Connecticut doivent étudier l’ADN du tueur de Newtown, Adam Lanza, le jeune homme qui a tué 26 personnes dont 20 enfants à Newtown, a révélé CNN jeudi. D’après ABC, l’étude sera une première. Il s’agira de rechercher des anormalités ou des mutations dans l’ADN du tueur qui pourraient augmenter le risque de violences.

Pas de marqueur spécifique

Les recherches seront menées en parallèle de l’enquête. Selon la porte-parole Carolyn Pennington, l’équipe de chercheurs ne recherche pas un marqueur génétique spécifique. D’après elle, les premiers résultats ne seront pas connus avant plusieurs semaines, «probablement fin janvier».

D’après le spécialiste médical de CNN, le Dr Sanjay Gupta, il y a peu de chances pour que les enquêteurs trouvent un indice génétique qui expliquerait le comportement d’Adam Lanza. «Il n’y a pas de gène clairement identifié qui corresponde à des maladies mentales qui pourraient provoquer ce genre de comportement» explique le spécialiste à la chaine américaine.

 

 

Peu probable

«On ne connait pas de gène qui signifie "cette personne est atteinte de schizophrénie"».  Il existe certes des composants génétiques de la maladie mentale, mais des centaines voire des milliers de gènes sont impliqués dans ce processus. La plupart des scientifiques s’accordent pour dire qu’il est donc peu probable qu’un seul gène ou une seule mutation puisse être à l’origine de crimes comme ceux commis par Adam Lanza. 

Pour Steve Warren, le président du département de génétique humaine à l’Université d’Emory, «Rien de tout ce qu’on pourra examiner ne nous donnera de réponse». «On ne connait pas de gène qui signifie "cette personne est atteinte de schizophrénie", il est impossible de parvenir à une telle conclusion» a-t-il précisé.