Les rebelles centrafricains rejettent l'appel au dialogue

Reuters

— 

Les rebelles centrafricains qui entendent marcher sur Bangui et renverser le président François Bozizé ont annoncé samedi s'être emparés d'une nouvelle localité. Cette coalition, baptisée alliance Séléka, de groupes dissidents accuse le chef de l'Etat de n'avoir pas respecté ses engagements issus d'un accord de réconciliation nationale remontant à 2007.

Les forces rebelles se sont emparées d'une dizaine de localités, dont la cité minière de Bria, dans le nord du pays depuis le début, il y a deux semaines, de leur offensive.

Dans un communiqué, la rébellion a rejeté l'appel lancé vendredi par les dix Etats de l'organisation d'Afrique centrale pour qu'elle replie ses forces sur leurs positions de départ et accepte d'engager un dialogue avec le gouvernement de Bangui d'ici une semaine.

«Le peuple centrafricain (...) n'a pas beaucoup de temps à perdre dans de longues négociations qui, en fin de compte, ne bénéficieront qu'au général François Bozizé et à sa volonté de rester au pouvoir au-delà de 2016», ont déclaré les insurgés. «Notre objectif est simple: changer la mauvaise gouvernance du général François Bozizé par la force ou par le dialogue. Et dans ce dernier cas, par une solution consensuelle impliquant toutes les composantes de la vie politique et sociale de notre pays».