La gauche mexicaine reste mobilisée

©2006 20 minutes

— 

La gauche mexicaine ne désarme pas. Alors que le tribunal électoral du Mexique a proclamé hier la victoire du candidat de la droite à la présidentielle du 2 juillet, le candidat malheureux de l'opposition, Andres Manuel Lopez Obrador, est décidé à continuer le combat qu'il a entamé il y a deux mois. Selon le dernier décompte disponible, le conservateur Felipe Calderon a remporté 35,89 % des voix contre 35,33 % pour son adversaire, un écart de seulement 240 000 suffrages.

Les décisions du tribunal électoral sont sans appel. Qu'importe ! La gauche, qui s'est déjà fait voler sa victoire il y a vingt ans, est engagée dans un mouvement de « résistance civile pacifique » et va poursuivre sa lutte. Critiquant la nomination d'un président « illégitime », Lopez Obrador envisage de former un gouvernement parallèle et de se faire nommer « président légitime » ou « chef du gouvernement de résistance », lors de la convention nationale démocratique, qu'il a convoquée à Mexico pour le 16 septembre. Un million de personnes y sont attendues pour décider, notamment, des nouvelles actions et du maintien des mobilisations actuelles. Depuis la fin juillet, les partisans de Lopez Obrador bloquent ainsi une grande avenue du centre de la capitale.

Clémence Lemaistre (avec AFP)